Modibo Sidibé «Nous avons prévu de faire un travail de terrain de façon collégiale»

«Nous avons prévu, à travers ce séminaire, de faire un gros travail de terrain avec les militants et les sympathisants du parti, pour leur expliquer comment et pourquoi les Fare, en tant que force politique, sont et ne peuvent qu’être une alternative politique. Nous avons prévu de faire un travail de terrain de façon collégiale, c’est-à-dire que ce sont tous les membres du Secrétariat exécutif national qui vont conduire les délégations à l’intérieur du pays. Cela va commencer dans les jours qui vont suivre la fin de ce séminaire, le temps de préparer le document de base qui se culminera avec la rentrée politique du parti, courant octobre. Laquelle rentrée nous permettra de faire le point de façon rétrospective sur toute l’année que nous venons de connaître et aussi de savoir comment se projeter dans la démarche politique des Fare  sur les mois à venir. J’ai dit tout à l’heure que les moments sont critiques.

Par rapport aux pourparlers d’Alger, nous avons donné notre contribution, mais il est clair que les Maliennes et les Maliens doivent être vigilants pour faire valoir l’ensemble des préoccupations que nous avons pour notre pays, le Mali Un et Indivisible ; une nation unie et plurielle ; sa souveraineté sur l’ensemble du territoire. Pour qu’ensemble, nous soyons capables d’avoir une alternative politique crédible, refondatrice du Mali, de son Etat et de sa Nation, qui nous permettra d’espérer en un avenir voulu et construit dans les années à venir. Il faut être vigilant car les difficultés que nous connaissons aujourd’hui en terme de conduite des affaires du pays ne sont pas du tout, à notre sens, dans la bonne direction. C’est cet appel qui a été lancé à plusieurs reprises, y compris au moment de la motion de censure lancée par l’opposition. Nous attendons quelques réflexions, mais ce n’est pas assez, il faut aller plus loin pour que notre pays soit véritablement dans la direction souhaitée par le peuple malien.

À la veille du 22 septembre, j’invite à un moment de réflexions pour tous les Maliens. Qu’ils pensent à ce que nous avons vécu ; s’interrogent sur l’avenir et qu’ils restent confiants. C’est vrai, les difficultés peuvent être aussi des occasions manquées, des insuffisances, mais aussi des progrès incontestables qui font espérer que nous pouvons aller loin. Pour aller loin dans une République et dans une démocratie, il faut des forces politiques. C’est pour cela que les Fare se veulent parmi ces forces politiques capables de proposer l’alternative politique crédible, capables de réconcilier les Maliennes et les Maliens avec la politique, avec les élites politiques qui doivent avoir des responsabilités et qui doivent ramener la politique à une activité noble au service des citoyens. Mais aussi des forces dans lesquelles l’exemplarité, la redevabilité comptent vis-à-vis des militants. Donc, nous allons continuer à travailler dans ce sens. C’est notre raison d’être et notre engagement pour le pays».

Diango COULIBALY
Source: Le Reporter 2014-09-24 09:47:14