“HAMI BAN KAN” : Haro sur les trousseaux de mariage au Mali !

Pour débarrasser les Maliens de l’obligation des trousseaux de mariage, l’artiste Maïmouna D’emblée vient de lancer une association dénommée “Hami Ban Kan”. Cette association entend mener des actions de sensibilisation pour l’abandon total de cette pratique qui est source de tension dans nos foyers.

L’association dédiée a été officiellement lancée lors d’une conférence de presse, tenue le samedi dernier à la Maison des femmes Musso Kunda. Elle était animée par la présidente de l’association, Maïmouna Dembélé.
Au Mali, les trousseaux des femmes sont devenus une obligation dans les mariages. Les mères, les pères et les filles font souvent l’impossible pour avoir les trousseaux avant la célébration du mariage. Au-delà de la dot qui est de 15 000 FCFA pour les filles, certains parents n’hésitent plus à faire la pression sur leur gendre pour payer les trousseaux sous peine du report de la date du mariage, voire l’annulation pure et simple.
A défaut d’avoir beaucoup de tasses et de tissus, les parents et la nouvelle mariée s’exposent à des humiliations. Du coup, le phénomène est devenu une obligation dans nos mariages. Et pourtant, les religieux sont unanimes sur la question : les trousseaux ne sont pas obligatoires dans un mariage.
Face à cette situation, source de tension dans nos foyers, l’artiste Maïmouna Dembélé a décidé d’agir pour sauver des mariages et alléger les souffrances des parents durant les mariages. C’est dans ce contexte qu’elle a créé l’association “Hami Ban Kan” avec le soutien de l’ancienne première Dame Adame Ba Konaré.
Cette association regroupe des femmes de tout bord. Elle vise à sensibiliser les femmes et les filles sur la nécessité d’abandonner des trousseaux de mariages. A travers cette initiative, l’artiste voulait alléger les souffrances des parents qui font souvent des dépenses colossales pour satisfaire la demande de la nouvelle mariée.
Selon la présidente de l’association, Maïmouna Dembélé, chaque fois que le coût de mariage est élevé, l’amour diminue au sein du foyer : “Pis, cette pratique est contraire à la religion. Ce sont des dépenses inutiles qui sont à la base des mésententes entre la femme et son mari. Quand le mari paye beaucoup, il respecte rarement la femme…”
Y. Doumbia