POUR INTELLIGENCE AVEC UN ENNEMI DÉCLARÉ DU MALI Tiéman Hubert Coulibaly passible de poursuite pour haute trahison

Les charges pourraient se multiplier contre l’ancien ministre et non moins président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD fondée par son père feu Moussa Balla Coulibaly), Tiéman Hubert Coulibaly, cité une nouvelle fois dans une affaire de «haute trahison» en lien avec le pouvoir déchu du Niger.

Alors que la junte nigérienne nettoie les écuries d’Augias en annulant près d’un millier de passeports diplomatiques émis par plusieurs institutions nigériennes à des cadres et autres personnalités nationales et étrangères, le nom de Tiéman Hubert Coulibaly est apparu au grand jour. Il était sur la liste des «Conseillers spéciaux» qui émargeaient à la présidence du Niger. Le 11 septembre dernier, une décision des services des Affaires étrangères du Niger a annulé près d’un millier de passeports diplomatiques. Et, coup de tonnerre au Mali, on découvre que Tiéman Hubert Coulibaly est un conseiller spécial du président déchu, Mohamed Bazoum, non moins ennemi déclaré du Mali depuis les événements du 18 août 2020 dans notre pays.

Pour les uns, cela n’est ni plus ni moins qu’une haute trahison de la part de celui qui a été ministre de la Défense et des Anciens Combattants et aussi ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali. Pour avoir occupé ces hautes fonctions, il détient certains secrets d’Etat. Nombre d’observateurs pensent que pour avoir été en intelligence avec un ennemi déclaré du Mali, Tiéman Hubert est susceptible de partager certains secrets d’Etat avec la France et son plus fidèle sous-préfet qu’était l’ancien président nigérien, Mohamed Bazoum.

Pour d’autres, Tiéman Hubert est tout simplement passible de poursuites judiciaires pour ces faits on ne peut plus gravissimes. Exilé en Côte d’Ivoire (donc sous la protection du président Alassane Dramane Ouattara, un autre allié de la France contre le Mali) depuis bientôt deux ans, Tiéman H. Coulibaly est sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour «crime de faux, usage de faux et atteinte aux biens publics» dans une affaire d’achats d’équipements militaires en 2015. On comprend alors aisément qu’il soit devenu un opposant au régime militaire en place au Mali depuis le renversement du président feu Ibrahim Boubacar Kéita.

Cité dans l’affaire PARAMONT, du nom de la société sud-africaine en compagnie de ses collègues ministres des Finances (Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra) ainsi que Babaly Bah -PDG de la Banque malienne de solidarité au moment des faits), Tiéman Hubert Coulibaly n’est plus libre totalement de ses mouvement depuis le 25 juillet 2022, date de l’émission du mandat d’arrêt international contre lui.

En pactisant avec le diable, il a aggravé son cas et chute dans l’estime d’une grande partie de ses compatriotes.

Hachi Cissé