FORMATION D’UN NOUVEAU GOUVERNEMENT Le CSDM exige des postes ministériels Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM),  qui semble être exclu de la gestion des affaires publiques, a décidé de sortir de son silence. Le vice-président de ladite structure, vient de plaider pour l’intégration des Maliens de  la diaspora dans le futur  gouvernement d’union nationale.

C’était à la faveur  d’un point de presse  qu’il a tenu, le vendredi 3 juillet dernier au siège du CSDM. Occasion pour le vice-président de cette structure de la société civile du Mali,  Cheick Sadio Amara,  d’indiquer que la diaspora malienne  contribue   au développement socio-économique, y compris  à la stabilisation du pays.

Et de témoigner, au passage, l’attachement indéfectible des Maliens vivant à l’étranger à la préservation de l’intégrité territoriale de notre pays.   Il a, par ailleurs,  exigé  qu’un tiers  des nouveaux ministres soit issus de la communauté des Maliens  de la diaspora, mais aussi  que 10%  des sièges   de la future Assemblée nationale ou d’une  assemblée constituante, le cas échéant, soient composés des Maliens de l’extérieur. Car, cette représentativité de la diaspora, , explique Cheick  Sadio Amara,  sera un atout de taille et un facteur d’apaisement social bénéfique pour les tenants du pouvoir.

Pour lui, la diaspora malienne regorge d’énormes  talents et de compétences qui lui permettent  d’assumer ces différentes fonctions politico-institutionnelles.  C’est ainsi qu’il  dira que c’est difficile de développer  un pays sans  prendre en compte  sa diaspora,  dans la gestion des affaires publiques. Il urge, dira-t-il, que le poids  numérique et économique de cette importante couche des populations maliennes soit traduit dans le dispositif politique et administratif du pays. Cela constituera un grand atout  pour le Mali.

Yacouba COULIBALY