EN UN MOT Champ de ruines

Pays de dialogue et de conciliation, il n’y a pas longtemps, le Mali ressemble malheureusement aujourd’hui à un champ de ruines où chacun fait comme bon lui semble, la finalité étant la satisfaction des besoins individuels stricts. Dans cette cacophonie généralisée, le sentiment d’absence d’arbitre se fait de plus en plus net en dépit de la gravité de l’heure.

Sinon comment comprendre que pendant qu’une partie du territoire est durablement occupée, l’on se détourne de l’essentiel qui est sa récupération pour nous noyer dans des scandales réels ou supposés ? Ici, chacun, apparemment, veut être le centre du monde même si le pays doit encore en pâtir.

La société civile, dernier recours d’un peuple désabusé par les politiciens, qui pouvait mettre fin à ce désordre en rappelant les uns et les autres à leurs devoirs, se refuse obstinément à combattre ce théâtre de mauvais goût. Et si l’on ne prend pas garde, cette conspiration du silence va profiter aux ennemis. Ils sont peut-être même en train de tirer les ficelles et attendent le bon moment pour nous donner l’estocade.

Il ne faut pas désespérer de ce pays certes, mais il faut aujourd’hui plus que jamais un sursaut d’orgueil national pour rétablir les grands équilibres. En étant Un Peuple-Un But-Une Foi, on pourrait effectivement déplacer des montagnes et léguer un meilleur héritage à la prochaine génération.
DAK