CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ABFN : Le ministre Modibo Koné déterminé à créer les conditions de la sauvegarde du fleuve Niger

ABFN

Les travaux de la 19e session ordinaire du Conseil d’administration (CA) de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) se sont déroulés le mardi 4 décembre 2022 à l’hôtel Maeva Palace de Bamako. Les travaux étaient dirigés par M. Modibo Koné, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et Président du conseil d’administration (PCA). Il avait à ses côtés le Directeur général de l’Agence, M. Abdrahamane Oumarou Touré. Le conseil a adopté le budget 2022 arrêté à la somme de 6 758 487 060 FCFA contre   6 215 902 000 FCFA en 2021, soit une augmentation de 8,18%. Un budget prévisionnel qui doit permettre de mettre en œuvre le contrat annuel de performance.

A l’ouverture des travaux, le ministre Modibo Koné n’a pas caché son plaisir de présider cette 19e session ordinaire du Conseil d’administration de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN). Reportée de sa date initiale, à cause des Assises nationales de la refondation (ANR), la session s’est tenue le 4 janvier dernier à un moment difficile pour le pays. Les participants auxdites assises ont d’ailleurs recommandé le renforcement des capacités de l’ABFN en termes de ressources humaines, financières et technologiques.

«C’est la preuve, s’il en faut, que le rôle d’utilité publique de notre agence est bien établi et reconnu. Le souci de veiller sur cette ressource nourricière est au cœur des priorités du gouvernement de transition de la République du Mali», a insisté le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.

Selon M. Koné, l’Agence du Bassin du Fleuve Niger a pu exécuter l’essentiel de son programme au cours de l’année 2021. Sur le financement intérieur, il a cité entre autres la finalisation des travaux d’aménagement des berges du fleuve Niger et de Curage du Diaka à Diafarabé (lots 1 et 2) ainsi que les travaux confortatifs du lot1 ; la Réhabilitation et le renforcement du mur de protection des berges du fleuve Niger à Kangaba sur 250 mètres linéaires ; la protection biologique des berges du fleuve à Kangaba au vétiver sur 1 000 mètres linéaires ; l’aménagement des berges du fleuve à Djicoroni Para sur 600 mètres linéaires ; le nettoyage et le gardiennage des berges entre Torokorobougou et Baco-Djicoroni ; la réalisation de dix missions de surveillance du fleuve Niger et de ses affluents ainsi que le démarrage des travaux de construction du siège de l’Agence dont le niveau d’exécution à la date du 15 décembre est de 53,10% pour un délai consommé de 86,40 %.

Le financement extérieur et des partenariats de l’ABFN/ Banque  mondiale/UNESCO, a permis de réaliser de nombreuses activités, notamment la finalisation des travaux de réhabilitation des quais de Macina et de Diafarabé ; l’acquisition et la pose de 27 balises de marquage du chenal navigable entre Ké-Macina et Akka ; l’acquisition d’un engin de prospection et de dépannage des bateaux en cas d’échouage au profit de la COMANAV ; la signature de 19 conventions de financement et la mise en œuvre de 32 microprojets en faveur des couches vulnérables du Delta intérieur du Niger ; l’Étude d’amélioration du cadre institutionnel et réglementaire en relation avec la gestion du fleuve Niger et l’organisation d’un atelier sous-régional sur la gestion intégrée des ressources en eau à Fana.

Sur le plan de la communication, il a été réalisées, selon le ministre Modibo Koné, des activités majeures comme l’Organisation de la 2e édition des Journées de sensibilisation des hommes de médias dans le cadre de la mobilisation sociale autour des enjeux de la sauvegarde du fleuve Niger ; la participation à travers des communications à l’atelier national et au forum de haut niveau consacrés à la dégradation des cours d’eau organisée respectivement par le Haut Conseil des Collectivités et la Fondation de Bamako et, enfin, la réalisation d’un film documentaire sur la stratégie d’accompagnement des communautés dans un contexte d’insécurité.

 Un budget à la hauteur des défis à relever en 2022

Pour la réalisation de ces activités, le Conseil d’administration avait initialement approuvé un budget de 6 215 902 000 francs Cfa. Ce budget a été révisé à la baisse au cours de l’année à 3 873 705 777 francs Cfa. «Une révision due aux coupes budgétaires sur le financement intérieur et au renoncement à l’exécution de certains contrats du PREEFN (Projet de réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger), dont les partenaires n’ont pas pu honorer leurs engagements fiscaux vis-à-vis de l’État», a précisé Modibo Koné.

Parlant du budget et les activités de l’exercice de l’année 2022, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, a fait savoir que le budget prévisionnel de l’ABFN s’élève à 6 758 487 060 francs Cfa contre 6 215 902 000 francs Cfa en 2021. «Dans ce budget, une augmentation de 8,18% a été notée», a confirmé le Président du conseil d’administration (PCA) de l’ABFN. A ses dires, ce budget de 2022 est constitué à 29, 43 % de financement intérieur (soit 1 988 939 000 francs Cfa) et 70,57% de financement extérieur, soit 4 769 548 060 francs Cfa, contre respectivement 38,79 % et 61, 21% en 2021.

«Ce budget va permettre la réalisation de plusieurs activités prévues pour 2022 et l’achèvement de certaines activités de 2021», a indiqué le ministre Modibo Koné. «Je puis vous assurer de l’engagement des plus hautes autorités de la République du Mali et de la détermination de mon département à assurer pleinement la mission de sauvegarde du fleuve», a souligné le ministre de tutelle.

Une détermination qui s’est déjà traduite par l’information du gouvernement de transition, à travers trois communications verbales relatives à l’état de dégradation des berges et aux agressions des cours d’eau ; la tenue d’une réunion interministérielle, le 13 décembre 2021 avec huit autres membres du gouvernement pour examiner le Plan d’actions et le Projet d’arrêté interministériel relatifs à la mise en place d’une commission de lutte contre l’exploitation aurifère et les autres formes d’agressions sur nos cours d’eau.

«En ma qualité de Président du conseil d’administration, assumant la tutelle de l’Agence, je vous donne l’assurance que les efforts nécessaires seront faits dans le cadre du soutien et de l’engagement attendus de mon département», a-t-il promis pour conclure son discours. Les différents documents soumis aux administrateurs ont été validés autorisant ainsi M. Abdrahamane Oumarou Touré et son équipe à se battre pour maintenir le cap de la performance saluée par le Conseil d’administration.

Abdoulaye Maïga