COMMUNIQUÉ DU PARENA NAMPALA: LE GOUVERNEMENT DOIT S’EXPLIQUER

Le PARENA condamne l’attaque contre la caserne des FAMAS à Nampala, le 19 juillet.
Il s’incline devant la mémoire des soldats tombés.
Il souhaite prompt rétablissement à leurs compagnons d’armes blessés.
Il présente ses sincères condoléances aux familles éplorées.
Il assure les veuves, les orphelins et les FAMAS dans leur ensemble de son soutien indéfectible.
Les FAMAS qui veillent dans des conditions et circonstances difficiles sur notre sécurité et notre liberté méritent le soutien de toute la Nation.

Par ailleurs, le PARENA exprime sa vive préoccupation devant la dégradation continue de la situation sécuritaire du Mali qui a atteint des proportions alarmantes.
Une trentaine de Maliens sont morts entre le 12 et le 19 juillet à Gao, Doro (Gao), Didi (Taoudenit), Nampala et Kidal.

Trop de sang coule au Mali. La cohésion nationale s’effrite à vue d’œil et à longueur de journées. Les tensions entre communautés et groupes armés sont vives à Kidal et dans toute la région de Mopti.

Le pays va mal.
La politique de l’autruche du président de la République et du Gouvernement a atteint ses limites. Le Mali est en danger. De toute évidence, l’Exécutif est débordé.

Les défaillances dont a parlé le Porte-Parole du Gouvernement, après le comité restreint de défense, le 19 juillet, ne se trouvaient pas seulement au niveau de l’unité de Nampala.
Elles sont aussi politiques. Les autorités doivent en tirer toutes les conséquences.

Le Gouvernement doit s’expliquer sur le nombre élevé de morts à Nampala, le sort des militaires disparus, le nombre réel de victimes, les carences du renseignement, l’inaction des forces et la nature des moyens mis à la disposition d’une unité couvrant une zone exposée et stratégique.

Le PARENA réitère son appel à la tenue de concertations nationales pour créer les conditions d’un sursaut national et éviter que le pays ne sombre dans la violence et l’instabilité.

Bamako, le 20 juillet 2016.

Le Comité Directeur du PARENA.