APEX-MALI, les problématiques de promotion, de développement des exportations des fruitiers forestiers: Une concertation pour booster les capacités commerciale

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L’objectif était de susciter des réflexions et débats approfondis en vue d’identifier les éléments permettant l’élaboration d’un programme pluriannuel de développement des exportations des fruitiers forestiers, discuter des problématiques liées à la réglementation relatives à l’exploitation des mesures visant à promouvoir la production, la transformation, et l’exportation des produits forestiers au Mali.

Les travaux étaient placés sous la haute présidence de Adama Yoro SIDIBE, Conseiller Technique, représentant du ministre du Commerce et de l’Industrie ; du directeur général de l’APEX, Abdoulaye Sanoko ; du représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD Alassane BA), en présence des acteurs, opérateurs de toutes les filières d’exportateur évoluant dans l’exportation des fruitiers forestiers ; des responsables des services techniques publics et privés, ainsi que des chefs de projets et ONG .

La cérémonie à été marquée par l’intervention de M. Alassane BA, Représentant du PNUD. Il a mis l’accent sur l’appui technique et financier que son institution a apporté au programme de développement des capacités commerciales, à travers le projet Cadre Intégré pour le Commerce. Puis, il a rappelé que selon le Rapport Doing Business, le Mali, en dépit des efforts réalisés, occupe le 146ème rang sur 189 pays classés dans le monde en matière de facilité des affaires. Ensuite, il a déclaré que l’objectif de l’atelier est d’accompagner l’Agence pour la Promotion des Exportations du Mali (APEX-Mali) sur trois activités majeures : La réalisation d’une étude en vue de doter le Mali d’une stratégie nationale de développement et de promotion des exportations ; l’appui à la mise en place du guichet unique des exportations ; la promotion des exportations de produits forestiers.

Il a mentionné que cet atelier offre une excellente occasion de discuter sur les problématiques liées à la réglementation relative à l’exploitation des mesures visant à promouvoir la production, la transformation et l’exportation des produits forestiers au Mali.

Il est convaincu que le pays regorge d’un potentiel important et diversifié de produits de cueillette, parmi lesquels le karité, le zaban, le néré, le jujube, le baobab, l’amende de cajou, le cipérus, le fruit du rônier. Selon lui, le nombre de pieds de karité au Mali est estimé à 74 millions ; ce qui fait du pays l’un des principaux producteurs au monde. Par ailleurs, la production d’amendes est évaluée à 250 000 tonnes et actuellement 10 000 tonnes sont exportées.

Le conseiller technique Adama SIDIBE, du ministre du commerce et de l’industrie, a situé l’atelier dans son contexte. Il a mis l’accent sur le poids du commerce extérieur dans la balance commerciale, dont environ 92% des exportations reposent sur seulement quatre produits et groupe de produits (Or 68%, coton 13,1%, engrais 5,7%, bovins et ovins 4,7% source INSTAT 2013). Les produits forestiers non ligneux ne représentent que 8,5% de la valeur ajoutée du secteur agricole. Il faut susciter des réflexions et débats approfondis en vue d’identifier les éléments permettant l’élaboration d’un programme pluriannuel de développement des exportations des fruitiers forestiers. Il a donc remercié le PNUD pour son concours précieux dans la tenue de cette rencontre .

Les deux commissions de travail, la Commission A sur les problèmes liés à la commercialisation et la Commission B sur les propositions de perspectives de production et de développement ont mené des réflexions intenses et constructives. Les débats conduits par le président Issa Keita de l’AMEPROC, des eaux et forêts. Il y a eu 7 présentations. La 1ère première de Tiémoko DIAKITE, Consultant de l’APEX-Mali, a traité des concepts des produits forestiers non ligneux, qui a démontré leurs liens avec la croissance économique. Les obstacles liés à l’exportation des produits de cueillette ont été cernés par Issa KEÏTA, Président de l’AMEPROC) qui a présenté l’Association Malienne des Exportateurs d’Oléagineux et de Cueillette, avant d’analyser les Procédures à l’exportation au Mali, les régimes des échanges commerciaux au Mali (commerce libéré et prohibé) ; la Démarche qualité, la Normalisation et l’accréditation ; la réglementation des exportations des Fruitiers Forestiers Non Ligneux.

A l’issue des trois jours d’échanges francs et fructueux, les acteurs ont formulé des recommandations suivantes : Faire un état des lieux des fruitiers forestiers à travers la cartographie des fruitiers forestiers ; élaborer un plan d’investissement sur les fruitiers forestiers, avec comme activité principale entreprendre la domestication des espèces sauvages émergentes ; le renforcement des capacités de tous les acteurs publics et privés, afin de leur permettre d’assurer l’ensemble de leurs missions ; organiser la filière par la structuration et la création des interprofessions et la création des plates-formes d’innovation multi-acteurs ; la relecture des textes législatifs et réglementaires de l’exploitation commerciale des produits forestiers non ligneux et du taux de redevance ; promouvoir la transformation des matières premières avec des équipements et infrastructures adaptés ; appliquer les normes et qualités des produits et services et entreprendre la conservation et la restauration des espèces menacées de disparition.

La clôture à été marquée par la présentation de la synthèse du rapport des recommandations et l’intervention du directeur général de l’APEX, Abdoulaye Sanoko, représentant le ministre du commerce et de l’industrie. Il a eu des ses mots de remerciement à l’endroit des partenaires techniques et financiers et du PNUD, pour l’accompagnement accordé a l’APEX à travers son programme d’appui à la gouvernance, à la résilience économique pour la réduction de la pauvreté (PAGER) pour l’organisation de cet activité. Egalement à tous les acteurs pour l’intérêt magnifié dans la recherche de solutions idoines à l’étude. Le directeur général de l’APEX a déclaré en substance : «A en juger par les conclusions et les recommandations formulées, il ressort clairement que vous étés engagés pleinement malgré des sessions houleuses, tant l’exercice du diagnostic de cette filière encore peu connue vous a passionnés et tenus en haleine. Aujourd’hui, vos travaux ont pu établir que le secteur dit des fruitiers forestiers se découvre comme un secteur recélant d’énormes potentialités socio-économiques.

Qui porte des perspectives particulièrement intéressantes pour le développement de l’économie nationale ».

Il est convaincu que le secteur des fruitiers forestiers, rationnellement organisé et exploité, fournira des revenus substantiels aux différents acteurs, à savoir : Les laborieuses populations rurales, les négociants, les unités de transformations, les transporteurs jusqu’aux exportateurs qui contribueront à diversifier leurs produits d’exportations, ainsi que leurs marchés de destination, augmentant du coup leurs recettes en devises dont notre pays a tant besoin.

Il a pris bonne note du bon compromis sur l’épineuse question du niveau des redevances prévues par la réglementation en vigueur, relativement à la commercialisation des produits forestiers non ligneux. Il a donné l’engagement de faire valider le mécanisme de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues des assises.

Alassane Cissé
 Source : Notre Printemps 01/09/2015