41e Moussem culturel international d’Assilah Lancement des journées culturelles et artistiques africaines

Le 41e Moussem culturel international d’Assilah a inauguré le 7 juillet les journées culturelles et artistiques africaines. Cet événement, qui se poursuit jusqu’au 11 juillet, traite du thème de «La créativité africaine en Afrique et dans la diaspora». Selon Mohamed Benaïssa, secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, ce colloque sera un rendez-vous annuel dans plusieurs domaines de créativité africaine, notamment la musique. Selon Mohamed Benaïssa, le Moussem créera un prix de musique en partenariat avec S.E. Mario Lucio, musicien, poète et écrivain du Cap-Vert.
Le secrétaire général de la Fondation a rappelé que le festival a invité pendant 40 ans des artistes africains et a créé des prix encourageant la créativité africaine, et ce depuis la visite historique effectuée en 1982 à Assilah par le grand poète et ex-Président sénégalais, feu Léopold Sédar Senghor. En gage de fidélité envers les premiers pionniers africains d’Assilah, la Fondation du Forum d’Assilah a pris l’initiative en 1989 de créer le «Prix de la Poésie africaine», qui porte le nom du poète feu Felix Tchikaya U Tam’si du Congo-Brazzaville, venu pour la première fois à Assilah en 1980.
Intervenant à la cérémonie inaugurale de ces journées africaines, Victor Borges, ancien ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des communautés au Cap-Vert, a affirmé que les créateurs sont ceux qui font l’histoire. Pour lui, «la créativité pour la production artistico-culturelle doit être au cœur des sociétés africaines. Elle doit être cultivée dans tous les domaines de la vie sociale». Victor Borges a souligné que l’éducation, la qualité de la gouvernance et la solidarité en Afrique sont des facteurs clés pour développer un environnement facilitateur de créativité dans le continent africain.
Pour sa part, Amadou lamine Sall, poète, lauréat du Grand Prix de Poésie Tchicaya U’Tamsi de la ville d’Assilah, a appelé les dirigeants africains à faire usage du pouvoir et de l’intelligence pour donner de la valeur à la créativité africaine. Le poète appelle à redonner de la voix à «une pensée africaine enceinte de tous les dons, mais inopérationnelle face à la razzia d’un bruyant discours politique vide». Les participants au colloque ont aussi souligné l’importance de ne pas négliger la créativité de la diaspora africaine. À noter que la cérémonie d’ouverture de ces journées africaines a été marquée par la présence de plusieurs artistes du Cap-Vert, de l’Égypte et du Maroc.