VOL QUALIFIE A BAMAKO Le groupe de Sikasso arrêté et reconnu avoir volé plus de 80 motos


La Brigade de recherche du commissariat de police du 10e arrondissement vient de faire œuvre utile, en mettant hors d’état de nuire le groupe de Sékou Dembélé dit Sikasso et ses éléments Bourama Maïga dit Koroboro, Bakary Diabaté dit Kinz, Amadou Kéita, Bouacar Sangaré, Mamadou Berthé, Moussa Traoré et Tièkoura Traoré, tous spécialistes de vol à main armé. Ce groupe de malfrat était un réseau bien structuré et diversifié. Ils faisaient leurs   interventions dans les zones de Sirakoro Méguétana, Sénou et Faladié. Pire, grâce à leur maturité en la matière, chaque clan avait son champ d’intervention. A cet effet, d’autres faisaient le vol de téléphones et qui ont reconnu avoir dérobé plus d’une centaine, il y avait les fabricants des faux billets et des braqueurs de motos Djakarta ayant fait plus de 80 victimes. Le pire dans l’affaire est qu’au fur et à mesure que ces motos étaient volées, ils les liquidaient. Les motos flambants neuf  étaient échangées à 125 000 F CFA et la qualité moyenne était cédée à 75 000 F CFA.

Suite aux nombreuses requêtes déposées à leur encontre par les populations de ses zones périphériques, les éléments de la Brigade ont procédé à un ratissage pour mettre ce groupe hors d’état de nuire. L’opération a été concluante puisque le premier élément a été arrêté dans la journée du 7 septembre 2012. Ce premier exploit a permis aux éléments du 10e d’avoir des renseignements approfondis sur le groupe. Et la journée suivante, les autres ont été mis aux arrêts. A la suite de l’interrogatoire, les voleurs ont reconnu d’être auteurs du vol de plus de 80 motos et 9 ont été retrouvées avec eux. Des explications données par ces voleurs, il ressort qu’ils étaient en réseau avec certains commerçants de l’auto-gare de Sogoniko. Ce qui faisait que les engins volés étaient tout de suite liquidés sur le marché.

Depuis mardi, ils ont été mis à la disposition du procureur du tribunal de la première instance de la Commune VI. Et les victimes peuvent aller récupérer leurs motos au niveau du tribunal.

Nabila Ibrahima Sogoba      

L’ Indicateur Du Renouveau 13/09/2012