Visite du ministre allemand des Affaires étrangères à Bamako : EN AMI DE LONGUE DATE.

 

C’est justement au nom de cette longue tradition d’amitié et de solidarité qui lie les deux peuples que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a effectué hier une visite de travail de quelques heures dans notre pays après une escale à Dakar au Sénégal. Le ballet diplomatique occasionné par la visite au pas de charge de Guido Westerwelle, a débuté à sa descente de l’avion militaire qui le transportait. A l’aéroport de Bamako-Sénou, dans le salon d’honneur, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Coulibaly, a fait le point de la situation actuelle de notre pays à son homologue allemand. A l’issue de cet entretien qui n’a duré qu’un quart d’heure, l’hôte de marque a annoncé dans le hall que son gouvernement allouait une enveloppe supplémentaire d’un million d’euros (environ 655 millions de Fcfa) à notre pays pour soutenir les populations déplacées du nord.

Guido Westerwelle a également confirmé que son pays soutenait le Mali dans ses efforts de recherche de solution de sortie de crise. Le diplomate s’est félicité de l’élaboration d’un calendrier politique de négociations inclusives qui mènera le pays sur le chemin de la paix. Cela demeure une étape indispensable pour le redémarrage de la coopération entre les deux Etats, a-t-il indiqué. Entre 10 heures et 15 heures, l’heure du décollage de son avion, le patron de la diplomatie allemande a d’abord rencontré plusieurs personnalités. Guido Westerwelle a ainsi été reçu par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra à la Primature.

De là, la délégation allemande a mis le cap sur l’Assemblée nationale où l’attendaient les députés des régions occupées du nord. A l’hémicycle, la réunion a duré plus longtemps que prévu, preuve que les élus du Septentrion ont eu tout le temps d’expliquer la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans leurs localités, suite à leur occupation depuis plus de six mois par des bandits armés et des djihadistes de tous bords.

La visite du ministre allemand à Bamako a été aussi marquée par l’audience que lui a accordée le président de la République par intérim, le professeur Diouncounda Traoré, à sa résidence. La délégation, arrivée chez nous avec un impressionnant dispositif de sécurité, était forte d’une trentaine de membres, tous travaillant dans le domaine de la diplomatie, de la sécurité ou de l’humanitaire. Et forcément, la presse allemande aussi était du voyage. Elle aura le loisir d’interroger Guido Westerwelle sur le résultat de ses contacts dans notre pays. La presse nationale n’a pu le faire car la conférence de presse prévue à l’aéroport Bamako-Sénou avant le décollage de l’avion de Guido Westerwelle, a été annulée.

A. M. CISSE

L’Esssor.ml 02/11/2012