Reforme de la constitution / Depuis Paris, le Front du Non à la constitution écrit aux députés

Le FNC rappelle dans sa lettre que l’Assemblée nationale a adopté le 2 août dernier, dans son écrasante majorité un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d’informations persistantes faisant état d’intimidation, de démission ou d’égarement. Malgré cela, le FNC dira : « Il n’est cependant pas tard pour faire amende honorable ».

C’est convaincu de cela qu’il écrira aux députés maliens sous le couvert de l’Assemblée nationale que « les Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), nous nous adressons à vous faisant « Appel » à votre sens du devoir et à votre sang-froid ». Selon la lettre du FNC, leur objectif est d’informer les Maliens, plus particulièrement ceux de la diaspora, notamment en France, sur l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel et sur les réserves soulevées par certaines de ses dispositions encore insuffisamment débattues. « Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s’envisager sous certaines conditions », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter que si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu’une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012. « Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés afin de nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié », conclu le FNC. De la même manière que le FNC vient d’adresser des lettres nominatives aux 147 députés de l’Assemblée nationale du Mali, il s’apprête à faire une démarche similaire en direction de la Société civile, des Syndicats des travailleurs, des Forces Armées et de Sécurité du Mali. Le Front du Non à la nouvelle Constitution (F N C) a été crée par des Africains de la diaspora, Maliens de l’extérieur, en particulier de la France.

Dans une charte adoptée,  le  24 août 2011,  ils ont attesté sur l’honneur de s’engager à défendre, en tout lieu et en tout temps, la dignité et la quiétude du peuple africain. C’est ainsi qu’ils soutiennent  les institutions souveraines dont le peuple malien s’est doté à la faveur de la révolution populaire victorieuse du 26 Mars 1991. A rappeler que  la mission fondamentale du FNC est de  barrer la route aux tentatives de détournement de la démocratie en Afrique et au Mali en particulier, à bouter dehors tous les germes des conflits fratricides devenant familiers à la terre africaine de paix et d’hospitalité.

Cependant, le FNC est convaincu que  cet objectif ne peut se réaliser que par la sensibilisation et la préparation de l’électorat, de l’intérieur comme de l’extérieur, à empêcher par des moyens légaux le maintien du référendum constitutionnel et, en cas de sa tenue, à voter « Non » le projet de Constitution, inopportun et mal préparé, adopté par l’Assemblée nationale du Mali le 2 août 2011.               

Assane Koné

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Front du Non à la nouvelle Constitution (F N C)

frontdunon@gmail.com

(00 33) 6 63 92 86 49 & (00 33) 6 59 66 37 44

Le Mali ou rien : Nous avons choisi !

Paris, le 9 septembre 2011

À l’Honorable

Monsieur Dioncounda TRAORE Député

Président de l’Assemblée Nationale

Bamako

Mali

Objet : Lettre ouverte (Appel) relative au projet de référendum constitutionnel

Honorable Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de vous adresser copie de “l’Appel du 26 août” relatif au projet de référendum constitutionnel en cours dans notre pays.

L’Assemblée nationale a, en effet, adopté le 2 août dernier, dans son écrasante majorité un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d’informations persistantes faisant état d’intimidation, de démission ou d’égarement.

Il n’est cependant pas tard pour faire amende honorable !

C’est dans cette attente que nous, Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), nous nous adressons à vous faisant

“Appel” à  votre sens du devoir et à votre sang-froid.

Notre objectif est d’informer les Maliens, plus particulièrement ceux de la diaspora, notamment en France, sur l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel et sur les réserves soulevées par certaines de ses dispositions encore insuffisamment débattues.

Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s’envisager sous certaines conditions.

Si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu’une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012 !

Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés afin de nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié !

Recevez, Honorable Monsieur le Président, l’assurance de nos meilleurs sentiments patriotiques.

La Coordination

F N C – France

Le Mali ou rien : Nous avons choisi !

Le Républicain 15/09/2011