Que faire avec les transferts d’argent de la diaspora malienne ?

une moyenne de 550 millions de dollars. Ce chiffre, qui n’est pas aussi impressionnant que les 3,2 milliards ou encore les 10 milliards de dollars qu’ont respectivement atteint le Soudan et le Nigéria en 2010, est destiné à satisfaire divers besoins autant familiaux, notamment le financement d’un logement ou de la scolarité, que dans le social (constructions de mosquées, des hôpitaux, …). Bien entendu, tout cela a un impact positif sur la réduction de la pauvreté au Mali.

 

Cette question de transfert d’argent a attiré l’attention des autorités maliennes, surtout en ce qui concerne son utilisation. Actuellement, le gouvernement souhaite ainsi réorienter cette manne financière dans des investissements productifs afin d’en tirer le maximum de profit. Ce n’est pas du tout gagner car, jusque-là, seulement 5% de ces transferts ont servi à cet effet. Dans cette optique, en décembre 2009, s’est déroulé à Bamako, le premier « Forum des Investisseurs de la Diaspora Malienne » (FIDIMA), occasion unique pour les maliens résidant à l’étranger de se retrouver en vue de débattre des difficultés relatives à leurs investissements et d’adopter des voies et moyens pour assurer une meilleure utilisation des finances transférées.

Ce forum a permis de constater la volonté émanant de la diaspora malienne d’investir localement. Mais, certains de ses membres ont déploré les tracasseries administratives. D’autres, par contre, ont estimé que le Mali offre des opportunités qui valent la peine de faire face à tous les aléas de procédure. Dans tous les cas, ce genre d’initiative, celle de séduire les maliens à l’étranger afin qu’ils deviennent des facteurs de développement chez eux, mérite d’être perpétué.

Le Griot  28/01/2011