POINT DE VUE: Fin toujours tragique pour les militaires putschistes ?

Tous les militaires qui se croyaient, invincibles ou indéboulonnables, ont fini par fuir leur pays paternel ou sont morts tragiquement.

Le dicton est bien connu : “Celui qui vient par les armes s’en va ou périra par les armes “.

Kadhafi (Libye) en fuite est mort fusillé, Laurent-Désiré Kabila (RD-Congo) a été tué par son garde du corps, Samuel Doe (Libéria) dépecé et sa chair transportée dans les rues de Freetown en brouette, Sankara (Burkina) assassiné comme un chien, Maïnassara (Niger) criblé de balles à l’aéroport, Robert Gueï (Côte d’ivoire) tué et jeté dans la rue…

 

Bokassa (Centrafrique), Hussein Habré (Tchad), Mobutu Sese Seko (ex-Zaïre), Blaise Compaoré (Burkina), feu-ATT (Mali), Yaya Djamé (Gambie), ont, tous, fui leur pays. D’autres ont été jetés en prison comme feu-Moussa Traoré (Mali), Amadou Sanogo (Mali)… Et le cas Déby ? Quoiqu’on dise, il a été rattrapé par l’histoire.

Comme quoi, un coup d’État est toujours sanctionné par ALLAH le Très-Haut et le Tout-Puissant. Parce qu’on humilie un homme en l’arrêtant ou en le tuant pour de faux prétextes… Et la sanction divine est là, tout de suite.

Tous ces militaires arrivent par boulimie du pouvoir, leurs partisans crient victoire et profitent de leurs largesses, mais ils sont tous foudroyés ou éclaboussés par Dieu.

Pour l’histoire récente du Mali, IBK a dit qu’il ne veut humilier personne. D’autres, à sa place, tueraient pour rester au pouvoir. Les cas Ouattara, Paul Biya, Condé… en sont des illustrations insatiables. IBK a hérité d’un pays socialement déchiré en lambeaux, sécuritairement inexistant, économiquement exsangue avec un chômage exponentiel. Il dit s’en remettre à Dieu, et ce n’est pas rien.

Cher Frère Ras Bath, que Dieu en soit loué, que tu sois encore en vie. Épris de justice, ton pardon à l’endroit Soumeylou Boubèye est accepté, apprend-on, mais évite de renouveler l’expérience puisque c’est cela qui te rend sublime.

Et pourtant, Dieu existe. Goïta, Diaw, Wagué et autres doivent le savoir. Ici et maintenant. 

ISSIAKA SIDIBÉ

Source: Le Matinal