Mobilisation de la communauté internationale pour le Mali:La COPAM compte uniquement sur les…..

Vous, Forces armées et de sécurité avez  pris une responsabilité historique de débarrasser le peuple malien d’un régime apatride et totalement corrompu, le 22 mars 2012. Ce faisant, vous avez suscité l’immense espoir d’un sursaut national pour le changement démocratique et la libération de la patrie occupée aux 2/3.

Vous avez su, avec maîtrise et fermeté, faire échec à l’agression armée perfide du 30 Avril et du 1er Mai 2012, commanditée par des forces intérieures obscures mais bien connues de tous, et activement soutenues par des forces extérieures ennemies de notre grande nation, tapies dans l’ombre, mais également bien connues et bien identifiées.  

C’est dans cette atmosphère que la CEDEAO, pour paralyser toute action de notre peuple a imposé le Président par intérim comme Président de la Transition et, le contre coup du 30 Avril 2012 apparait comme une instrumentalisation pour infiltrer des mercenaires chargés de liquider les patriotes militaires et civiles du 22 Mars 2012.    

LA CEDEAO et ses commanditaires, n’ont jamais avalé et digéré cet échec. Ils ont juré depuis cette date de faire tourner la roue de l’histoire à l’envers et remettre en selle au pouvoir les forces rétrogrades qui ont conduit le Mali à la faillite. Ils sont tous plus cyniques les uns que les autres. Les premiers exigent de le faire par les élections alors que le pays est dévasté, martyrisé, privé d’une bonne partie de sa population et de près de 80% de sa superficie. Les autres, à force de pressions directes de leurs émissaires ont obtenu du Pr. Dioncounda Traoré l’appel à l’intervention des troupes de la CEDEAO, à un moment où les armes achetées par le Mali sont bloquées dans les ports des mêmes pays ouest africains. Comment peut-on affirmer que l’on fait “confiance” aux forces armées nationales et se taire sur cette atteinte grave au renforcement de ses capacités.  Les pressions occultes pour l’appel à l’intervention de la CEDEAO et l’agitation fiévreuse à l’ONU d’un Président européen, cachent mal l’intervention directe des troupes de ce Président que l’on nous prépare.

Au total, le gouvernement d’union nationale et  l’appel à la CEDEAO ont servi, à vider la concertation nationale malienne de ses substances de souveraineté et, priver le peuple malien de décider de son propre sort. C’est au point où cette concertation nationale initialement prévue pour les 29 et 30 septembre est reportée sine die tandis que ces organisateurs de la Primature font tout pour en exclure la COPAM.

Malgré tous ces exploits contre le Mali, la COPAM rappelle que le mandat du Président intérimaire est épuisé depuis longtemps. Son appel a été acheminé à l’Union Africaine et à l’ONU et doit, dit-on, être examiné par le Conseil de Sécurité.

La COPAM a mobilisé les maliens et les maliennes pour déclarer aujourd’hui au monde entier que cet appel est nul et non avenu. il n’a aucun fondement juridique au plan national et international et aucune légitimité au plan national.

Sur le fond, le dernier mot de cet appel est l’installation d’un QG  opérationnel de la CEDEAO à Bamako.

Il ne fait  aucun doute pour la COPAM, que l’acharnement de la CEDEAO à arracher cette concession a précisément pour but, non pas d’aider le Mali à se libérer, mais venir régler des comptes avec le CNRDRE et les forces armées et de sécurité maliennes, libérer les otages occidentaux et achever l’agression du 30 avril contre le peuple malien tout entier et même au besoin ramener le Président d’Aguelhoc et de Tessalit dans les fourgons de la CEDEAO !

La CEDEAO n’engagera aucune action militaire pour libérer le Nord du Mali. Son objectif stratégique et celle de ses commanditaires est de procéder à une occupation en règle du Mali, du Sud au Nord, imposer le “dialogue” aux islamo-terroristes (Ansardine, MUJOA, etc…) tout comme envisagé dans le discours du 22 Septembre du Pr. Dioncounda TRAORE et remettre en selle le MNLA avec l’appui des Forces de l’OTAN, afin que ce dernier puisse disposer de tous les moyens militaires pour imposer au peuple malien  le choix de l’indépendance de l’Azawad.

Naïfs serions nous, si nous croyons que la CEDEAO et sa MICEMA vont combattre pour libérer notre territoire. La CEDEAO a échoué partout où elle est intervenue car n’a jamais été que la main incompétente qui tire les marrons du feu pour ses maîtres.

En fait, son rôle est de superviser les cessez-le-feu et vous vous rappelez de ce Ministre des Affaires Etrangères, volubile, qui a déclaré avec satisfaction que les rebelles peuvent s’arrêter et négocier après les crimes d’Aguelhoc qu’il n’a jamais condamnés. La CEDEAO devait déjà arriver chez nous comme force d’interposition et elle est toujours dans cette logique. Mais la nation malienne n’accepte pas qu’elle vienne effectuer son 5e échec chez nous ! Elle a échoué au Libéria, en Sierra Léone, en Guinée Bissau et en Côte d’Ivoire. Avec 20.000 soldats en 1994, elle a dévasté le Libéria et a été accusée de partialité et de violences contre la population. En 1997, elle a dû laisser la place à l’ONU, après avoir attisé la guerre civile en Sierra Léone. En 1999, échec total en Guinée Bissau et en 2003, en Côte d’Ivoire avec les accords de Marcoussis, elle n’a dû son salut qu’à son intégration dans les forces de l’ONU.

La COPAM et ses 11 regroupements sont convaincus que les manœuvres des ennemis intérieurs et extérieurs du Mali ne manqueront pas d’ouvrir les yeux aux patriotes et soulever leur indignation et leur engagement aux côtés de l’armée malienne! La CEDEAO est le cheval de Troie de l’OCRS au Mali !

La lutte, des démocrates et patriotes maliens et maliennes, triomphera inéluctablement de toutes les manœuvres et agressions contre la concertation nationale souveraine et notre droit à libérer notre patrie par nos propres forces et l’aide des véritables amis du Mali.

Vive la COPAM ! Vivent nos  forces Armées et de sécurité !

Vive le Mali un, indivisible, laïc indépendant, libre et prospère !

Bamako, le 28 Sept 2012, Pour la COPAM,

Le Président Younouss Hamèye Dicko.

Le 22  Septembre 01/010/2002