Mme Coulibaly Mamou Koné : Une femme pas comme les autres!

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Née le 02 février 1963 à Bougouni, dans la région de Sikasso, Mamou Koné  n’a connu que des tâches ménagères et des travaux champêtres dans  son enfance.

Aujourd’hui, grâce à son courage et à sa détermination, Mamou Koné s’est fait une place dans le monde des affaires.

Du ménage à l’entreprenariat, en passant par l’humanitaire et la vie associative, nous vous présentons son parcours d’une femme exceptionnelle.

Après son mariage, elle s’est installé à Yirimadio en 1980 avec son mari enseignant.

Une nouvelle vie commence pour Mamou Koné devenue Madame Coulibaly.

Dès les premiers mois de son arrivée, elle s’est vite distinguée parmi les autres femmes du quartier par son courage, sa détermination et sa réussite dans tout ce qu’elle entreprenait malgré son manque de fréquentation scolaire.

Cet engagement l’a permise d’être choisie par l’ONG MUSO LADAMULEN pour suivre une formation sur l’entreprenariat féminin. Là, elle apprit à faire le “bogolan”.

Avec courage et abnégation, elle s’est imposée dans le domaine. Pour être sûr d’avoir un bogolan de qualité, elle fait transporter le banco du bogolan de Bougouni, son village natal.

Après ce challenge réussi, Madame Coulibaly Mamou Koné sera encore choisie par la même Ong qui l’a formée et suivie, comme agent de santé communautaire.

Cette nouvelle fonction va beaucoup lui réussir. Elle sera toujours appréciée par la population de Yirimadio pour son courage et l’accueil chaleureux qu’elle réserve aux patients.

Beaucoup de familles démunies de Yirimadio garderons longtemps un bon souvenir du passage de Madame Coulibaly Mamou Koné à l’ONG MUSO.

Sur le plan associatif, Madame Coulibaly est aussi présidente de l’association des femmes BENGA de Yirimadio.

Cette association oeuvre pour  permettre aux femmes de monter de petits projets grâce à un système de collecte et d’économie de petits fonds sous forme de tontine.

Avec l’appui de l’ONG Afrique verte, Madame Coulibaly a volé au secours de beaucoup d’enfants abandonnés. Selon elle, certains de ces enfants fréquentent présentement l’enseignement secondaire.

Agée d’une cinquantaine d’années et plus, Madame Coulibaly Mamou Koné a finalement décidé de se consacrer à son entreprise préférée : la restauration.

Là, elle se spécialise dans la préparation du « juga », un plat à base de fonio et d’arachide qu’elle commercialise.

Chez Madame Coulibaly, ce plat très prisé se vend par commande, bien emballé dans des sachets propres en respectant toutes les conditions d’hygiène.

Dans cette entreprise, elle se fait aider par ses enfants et son projet est en marche continue car elle peut faire une importante recette journalière.

Dans les jours à venir, Madame Mamou Koné compte ouvrir une alimentation spécialisée d’articles traditionnels purement africains à Yirimadio et, entre autres, le ‘’dégé’, des pâtes d’oignon et de tomate et plusieurs d’autres produits.

Pour Mamou Koné, les femmes entrepreneures peuvent aussi réussir tout comme les hommes.

Les domaines d’intervention peuvent être différents.

« La femme doit se battre au côté de son mari pour la réussite de la famille.

En tout cas, c’est ce que j’ai appris de mes parents et je compte l’enseigner à toutes les femmes du Mali. La réussite aussi a un prix.

Et ce prix à payer est le travail.

Je lance un vibrant hommage à toutes les femmes du monde et plus particulièrement à celles du Mali à l’occasion du 08 mars 2021 ».

Elle lance un appel aux autorités du Mali, notamment le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de venir en aide aux femmes qui acceptent d’entreprendre, de les aider à faire la promotion à travers les foires et les expositions, soit à l’intérieur ou à l’extérieur.

Rassembler par T. M.

Source: Plume Libre