Mali Electric Service (M.E. S. International) fait souffrir la population


Il y a un peu plus de deux ans que la population de Dialakoroba  recevait avec joie, un groupe électrogène de l’AMADER. Pour l’exploitation et la commercialisation de l’électricité, un Comité Villageois de gestion a été mis en place. Ce Comité va vendre le courant à 250 F l’unité plus la sonne de 1500 F CFA par mois pour l’entretien du groupe  électrogène. Quelques mois après, une société oeuvrant dans le domaine de l’électricité, dénommée MES International reprenait du Comité villageois de gestion, la fourniture, la commercialisation du courant ainsi que l’entretien du groupe électrogène. Et les 300.000F Cfa, qui étaient dans la caisse du comité villageois furent versés à MES International. Pour pouvoir bien plumer  les villageois, les responsables vont baisser le prix du courant et les 250 F par unité du Comité villageois furent ramenés à 200F CFA. Mieux, MES va appliquer ce prix jusqu’à environ un an.

Contre toute attente, les responsables de MES International vont montrer leur vrai visage. Ils vont augmenter le prix du courant qui passera  de 200 F par unité à 325 F CFA ainsi que la somme de 1500F CFA d’entretien par mois. Malgré les protestations des villageois, les responsables de MES International (Mali Electric Service) vont maintenir leur décision.

Finalement les villageois vont se soumettre à cette décision de Djibril Maïga et son staff. Et dès lors, c’est le calvaire pour la population qui passe plus de nuits dans l’obscurité. Car, à en croire les villageois, le rythme de production du courant a fortement chuté à cause des délestages, du non fonctionnement du groupe et des coupures fréquentes. Aux dires des villageois, le groupe est le plus souvent arrêté par manque de gas-oil. Pire, les installations, essentiellement les ampoules sont couramment  grillées. Le groupe, qui fonctionnait de 18h à minuit, est le plus souvent éteint aux environs de 21 heures.

La population, qui a été victime d’une arnaque de MES International, souffre aujourd’hui et ne sait plus à quel saint se vouer.

Elle interpelle Djibril Maïga, le PDG de MES International, pour remédier à cette situation.

Moussa Diarra

La R&évélation 25/03/2011