Mali: au moins quatorze morts lors des combats de lundi à Bamako

 

Les ex-putschistes ont affirmé mardi qu’ils “maîtrisaient” la situation et “tenaient” les trois sites stratégiques. Des tirs nourris ont toutefois été entendus dans la matinée près d’un camp des forces loyalistes dans le centre de Bamako, avant que le calme ne revienne, hors quelques tirs sporadiques. Un mois et demi après le putsch, cette offensive s’apparente à une tentative de “contre-coup d’Etat” des “bérets rouges” fidèles à ATT.

Bérets rouges recherchés Un lieutenant de l’ex-junte entouré d’hommes en armes, s’exprimant au nom du capitaine Sanogo, est apparu au petit matin mardi à l’ORTM pour dénoncer “des forces obscures” à l’origine des “attaques”, faisant état d’arrestations sans autre précision. Le message passe depuis en boucle à l’ORTM entre des documentaires animaliers ou culturels. Des engins blindés étaient postés devant l’ORTM et à l’aéroport, et les hommes de l’ex-junte procédait à des fouilles de véhicules à la recherche des “bérets rouges”.

Des ex-putschistes sont venus mardi sortir de force de l’hôpital Gabriel Touré une dizaine de soldats loyalistes blessés, certains grièvement, qui y étaient soignés. Ils ont été emmenés dans leur camp de Kati, a constaté le correspondant de l’AFP. “On a l’impression que la junte a repris le dessus (…) On suit la situation de près”, a indiqué une source proche de la médiation burkinabè dans la crise malienne.

(ats / 01.05.2012 19h34)