Les familles défendent les otages français kidnappés au Mali .

« Trop de choses inexactes ont été raconté sur leur compte » affirme l’avocat des deux hommes, maître Alexandre Varaut, ce qui risque de leur nuire. Aqmi qui a revendiqué le rapt des français les a qualifiés d’espions dans sa revendication.

Philippe Verdon a un profil atypique. Il a côtoyé Bob Denard quand celui-ci écrivait ses mémoires. Il a été otage au sud Soudan, il y a 20 ans, et s’est lancé sans grand succès dans l’exploitation des mines d’émeraude à Madagascar. Une vie d’aventure qui ne suffit pas à faire de lui un espion ou un escroc, affirme son père. Jean Pierre Verdon rappelle que son fils était bien au Mali pour le compte d’une entreprise minière.

Son compagnon d’infortune Serge Lazarevic est lui aussi un homme au dessus de tout soupçon à en croire l’avocat Alexandre Varaut. Loin du mercenaire serbe Slobodan Lazarevic, avec lequel il fut parfois confondu.

Cette réhabilitation des deux otages s’adresse aussi aux ravisseurs. Dans sa revendication de l’enlèvement Aqmi affirme en effet que les deux hommes sont des espions.
Jean-Pierre Verdon, père de l’otage Philippe Verdon

On a vu véhiculer de tas d’informations inexactes… Par contre,ce qui m’angoisse c’est que ces gens-là, les ravisseurs, ils voient internet et ils voient tout et à partir du moment où vous donnez un profil d’agent spécial [aux otages] vous qualifiez les personnages d’une manière négative qui peut être préjudiciable…

 


Par RFI 15/12/2011