Le RPM, victime collatérale du duel Asma-MPM

Au sein de la majorité présidentielle, c’est désormais la course au débauchage des militants et
cadres. Depuis quelques mois, l’Alliance pour la solidarité au Mali/Convergence des forces
patriotiques (Asma/CFP) et le Mouvement pour le Mali (MPM) sont engagés sur ce terrain. Si
l’Asma/CFP, dirigée par le chef du gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga, se justifie par
sa position au sommet de l’Etat, le MPM, présidé par le député et vice-président de
l’Assemblée nationale, Hady Niangadou, pose des interrogations.
Elu en Commune II du district de Bamako sur la même liste que le fils du chef de l’Etat,
Karim Kéita, M. Niangadou, qui est loin d’être une bête politique, enregistre néanmoins
beaucoup d’adhésions de taille dans son parti.
Dans le milieu politique national, l’on commence à se poser des questions. Qu’est-ce qui
explique la facilité avec laquelle Hady Niangadou draine des députés et autres acteurs
politiques vers sa formation ? Est-il en mission ? Qui est réellement derrière son parti ? Sur le
terrain, c’est à un véritable duel auquel l’on assiste entre l’Asma et le MPM. Au finish, c’est le
parti présidentiel, le RPM, qui est la victime collatérale de cette guerre de leadership.
DAK
“SABALY” : Le 1er album de Hadja Fanta Diabaté bientôt sur le marché
discographique
“Sabaly” sera disponible ce 8 février 2019. L’information a été donnée le vendredi 1er février
2019 à l’Institut Français lors d’une conférence de presse.
L’auteure-compositrice Hadja Fanta Diabaté donnera un concert de lancement de son premier
album le 8 février 2019 à l’Institut français de Bamako. Composé de 10 titres, “Sabaly” invite
la jeunesse malienne à l’union et à la solidarité.
L’artiste au parcours impressionnant, qui cumule de nombreuses distinctions, occupera de
nouveau l’une des quatre chaises des prochaines éditions de “La Voix” sur le réseau TVA.
L’album “Sabaly” sera disponible en commande sur iTunes dès ce 8 février.
Adama Diabaté
NIAMANA : Un adolescent de 22 ans retrouvé mort dans sa chaise
Le corps sans vie d’un adolescent a été découvert par des jeunes la semaine dernière peu
avant zéro heure dans une chaise dans sa famille. Le défunt était un apprenti soudeur du nom
de Moussa Coulibaly, âgé de 22 ans environ, résidant à Niamana.
Selon les premières informations, son patron l’aurait envoyé récupérer une somme de 200 000
F CFA avec un client. Sur le chemin du retour, il aurait percuté un arbre. Malgré le choc, il
était parvenu à regagner son domicile. La fouille corporelle n’a toutefois pas permis de
retrouver les 200 000 F CFA. Aux dernières nouvelles, des amis du défunt feraient partie d’un
complot qui visait à lui subtiliser l’argent.
Selon une source sécuritaire, la tête du défunt présentait de traces visibles de violences : “Tout
porte à croire que le décès a été causé par une chute. Mais je pense qu’il a été assassiné par
quelqu’un, car sa tête portait une trace de coup”, assure notre informateur.
Affaire à suivre…
Adama Diabaté
NOUVEAU FADOUGOU : Un village cinq étoiles construit par B2Gold
Le président directeur général de B2Gold, Clive Johnson, a remis le 31 janvier 2018, la
clé du nouveau Fadougou aux autorités maliennes. Construit à plus de 12 milliards de F
CFA, Fadougou est un village moderne avec toutes les commodités d’une ville.

Sourire aux lèvres, jeunes et femmes, personnes âgées, bref toute la population de Fadougou
est sortie massivement pour la cérémonie de remise de leur nouveau village, situé à moins de
cinq kilomètres de l’ancien village.
Bâti sur une superficie de 110 hectares, le nouveau Fadougou est composé de 325 structures
résidentielles pour les 3223 habitants, d’une mosquée, d’une école de neuf salles de classes,
d’une medersa, d’un marché de 52 hagards, d’un Cscom dont une salle de maternité et d’une
pharmacie, de deux châteaux d’eau avec 16 bornes fontaines, quatre pompes manuelles, un
réseau routier de 28 km, des infrastructures sportives et culturelles, etc. Les ménages, les
bâtiments et les principales rues sont dotés de l’énergie solaire.
Selon la ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Awa Ba, les infrastructures sont de
qualité. “Le processus de réinstallation s’est déroulé dans le respect total des normes édictées
en la matière afin d’offrir le maximum de garanties et de confort aux populations”, a-t-elle
souligné qualifiant “les maisons de décentes”.
La ministre a invité les bénéficiaires à faire un usage efficient des équipements collectifs mis
à leur disposition afin d’en tirer le maximum de profits. Elle a demandé à B2Gold de faire
davantage dans la promotion de la main d’œuvre locale.
La réinstallation n’était pas prévue
Ni l’étude réalisée par le premier propriétaire de la mine de Fékola, ni le permis d’impact
environnemental, qui a abouti à l’obtention du permis d’exploitation accordé en 2014, ne
prévoyait la réinstallation du village de Fadougou. Cependant, la décision de délocalisation a
été prise par B2Gold de commun accord avec le village.
“Cette décision a été prise en raison de la proximité du village avec le site minier, des risques
sociaux potentiels et de la possibilité d’améliorer le bien-être de la communauté”, a soutenu
Clive Johnson PDG de B2Gold.
Selon lui, le plan d’urbanisme, la conception des habitations, les indemnisations et autres
problématiques ont été discutés au sein d’un comité multipartite représentant les différents
intervenants incluant les membres du village initial, des jeunes, des femmes et des migrants,
et encore avec le soutien et la participation des autorités locales.
“Nous n’avons rien à envier d’une ville”
A en croire le porte-parole du chef de village, le nouveau Fadougou a comblé toutes les
attentes. “Il y a un changement fondamental. Pratiquement toutes les maisons de l’ancien
village sont construites en banco et d’autres sont des cases. Ici, tout est en dur. Il y a l’eau et
l’électricité. Les rues sont bien espacées”, a reconnu Mamadou Yoro Sangaré, porte-parole du
chef de village, ajoutant que le nouveau Fadougou est un village moderne. “Nous n’avons rien
à envier d’une ville”, s’est-il félicité.
Les populations de Fadougou ont jusqu’à fin mars pour occuper leurs nouvelles maisons.
Maliki Diallo