JOURNEE DES VICTIMES D’ACCIDENTS D’AVIATION : L’ANAC sensibilise et rend hommage à ces miraculés 

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des victimes d’accidents civile, le Mali, à travers l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a organisé une journée dédiée aux victimes d’accidents et de leurs familles. C’était le lundi 20 février 2023 dans la salle Moussa MAÏGA de l’ANAC.

Placée sous la présidence du Directeur général de l’ANAC, Colonel Drissa Koné, cette rencontre a enregistré la présence de plusieurs familles des victimes d’accidents et des personnalités des structures collaboratrices de l’ANAC.

Dans son discours d’ouverture, le Directeur général de l’ANAC a tout d’abord rappelé que le Conseil de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), lors de ses 224 sessions, a approuvé, sur proposition des Etats, la demande de déclarer le 20 février « la Journée Internationale de commémoration des victimes d’accidents d’aviation et de leurs familles ».

Avant de préciser qu’un accident d’avion, bien que faible en récurrence, est toujours un événement inattendu et généralement tragique. Il porte la marque d’une catastrophe et d’une désolation inédites, avec son lot de conséquences très affligeantes pour les victimes et leurs familles. 

Et de poursuivre que perdre un être cher suite à un accident d’avion est d’une telle charge émotionnellement consternante et accablante que l’écho de sa survenance met le monde en désarroi, des jours, des mois et des années durant

C’est pourquoi, le Colonel Koné soutiendra qu’en cette occasion de commémoration empreinte de recueillement, ils se souviennent des victimes de tous les accidents d’avions dans le monde en général et dans notre pays, en particulier, surtout ceux qui ont concerné nos compatriotes, vivants ou disparus, notamment en 1966 dans les Alpes Françaises, en 1974 à Ouagadougou, en 1983 à Kati et en 1984 à Tombouctou.

A l’en croire, ce jour du 20 février leur permet de rendre un hommage appuyé à  Sékou Danioko et Fassiriman Dembélé, tous des survivants du crash survenu à Ouaga en 1974.

Selon lui, les victimes d’accidents d’avion ont besoin de compassion et surtout d’assistance. C’est pourquoi, ajoute-t-il,  l’OACI, lors de ses sessions et résolutions, a examiné les questions de l’assistanat aux victimes d’aviation et à leurs familles, reconnaissant ainsi que sa politique devait faire en sorte que leur bien-être mental, physique et spirituel soit pris en compte. La Conférence de droit aérien, tenue en 2001, est allée plus loin en intimant aux transporteurs aériens de satisfaire les besoins économiques immédiats des familles des victimes et des survivants d’accidents.

Rappelons qu’au cours de cette journée, des prières ont été formulées à l’endroit des victimes d’accidents d’aviation civile et une projection de film sur l’historique de la compagnie d’Air Mali a permis à l’assistance de comprendre les réalités du Mali d’alors sur le volet aérien.

Lamine BAGAYOGO