Des localités du Centre sous le «diktat» des présumés djihadistes

La loi islamique ou «charia» est de plus en plus imposée aux populations des villages de Sobé, Atta, Ambiri, Sa et Kormou dans le cercle de Youwarou par des présumés djihadistes. Entre angoisse et impuissance, les habitants de ces localités où sont présents ces hommes armés, dénoncent ces mesures restrictives.

Toutefois, les élus locaux demandent aux plus hautes autorités du pays de procéder rapidement à « une négociation de haut niveau avec les groupes terroristes » pour rétablir la paix et sauver les habitants de ces villages.

« Là ou nous sommes actuellement nous souffrons ».

C’est avec ces mots que les habitants du cercle de Youwarou expriment le calvaire qu’ils vivent en ce moment. Ces nouvelles restrictions augmentent leurs souffrances du quotidien.

Pour certains, « ce problème ne devait pas exister, si l’Etat était présent ».

D’autres insistent sur « la nécessité d’organiser un important dialogue avec ces gens ».

Pour eux, « la situation est dure et inquiétante ».

Ces présumés jihadistes imposent aux populations des mesures très difficiles, reconnaissent des élus locaux.

« Il s’agit notamment de couper les pantalons, faire pousser les barbes, empêcher les jeunes d’avoir accès à leur maison dans la rue », explique un élu local sous couvert d’anonymat.

Il invite le gouvernement à entamer des pourparlers avec les occupants de leurs villages. Pour eux, c’est la seule option pour arriver à la paix dans le cercle de Youwarou.

Il ajoute que « la situation est vraiment pénible pour la population ».

« Ce qu’ils demandent ce ne sont pas avec les armes qu’on peut l’avoir, mais plutôt avec la négociation.

La négociation au très haut niveau », pense notre interlocuteur. Rappelons que plusieurs localités des régions de Mopti et Bandiagara sont occupés par des groupes djihadistes, selon de sources locales.

La charia déjà en vigueur devient l’unique base du droit.

Pendant ce temps le chef de la mission de l’ONU au Mali a été reçu en audience vendredi dernier 10 septembre à Koulouba par le président de la transition colonel Assimi Goïta.

Les deux personnalités se sont concertées pour accélérer la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation et renforcer la stabilité au centre du pays.

Source : Studio Tamani