Déchets des communes III-IV- Mandé- Mamourou B Keïta fustige le mépris des plus hautes autorités


En effet, si la situation a dégénéré dans certaines communes comme le soulèvement  tout récemment de la population de la commune I contre le dépôt d’ordures de Doumanzana, d’autres par contre, notamment la commune du Mandé, sont sur le qui-vive. Une affirmation justifiée par l’opération « Stop de déverser les ordures dans le Mandé » menée le samedi 30 avril 2011 par les autorités municipales de la commune du Mandé. Cette opération pilotée par le maire lui-même, Mamourou Balla Keita, non moins le Président de l’Amicale des municipalités du Mandé, a enregistré la présence du 1er adjoint au maire, Bernard Dakouo, des conseillers municipaux,…Elle visait, d’une part, à faire retourner les bennes chargés de déchets en partance pour déverser les ordures sur leur territoire(Mandé) et d’autre part, éviter le soulèvement de la population qui en a marre de la pollution grandissante de leur environnement.  

La conservation et la gestion des ressources naturelles et de l’environnement est inscrite dans la Constitution du Mali, notamment dans son article 15 qui dispose que: “Toute personne a droit à un environnement sain. La protection, la défense de l’environnement et la promotion de la qualité de la vie est un devoir pour tous et pour l’Etat”.

La politique nationale de protection de l’environnement s’appuie sur ce principe, ainsi que sur le processus de décentralisation qui permettra de mieux impliquer et responsabiliser les acteurs à la base. Que vaut une loi, un texte, si ils ne sont  pas respectés ? Cette question a son pesant d’or pour le maire de la commune du Mandé, Mamourou Balla Keita, et son adjoint, Bernard Dakouo qui sont confrontés à l’incivisme des communes III et IV qui déversent impuniment leurs déchets solides et liquides dans ladite commune.

A entendre le maire, les déchets solides et liquides des communes III et IV constituent un grand danger pour la santé de la population du Mandé, surtout au niveau de Samanko2 qui est une zone habitée par les malades blanchit de la lèpre. Cette situation, selon le maire, contribue non seulement à polluer l’environnement, mais aussi à rendre plus malade ces malades blanchit de la lèpre et à rendre malade ceux qui sont bien portant. Le maire, à la lumière de l’esprit de la décentralisation, a indiqué que le conseil municipal a le droit et le devoir de bien gérer la commune, et de protéger sa population. C’est pourquoi, elle a décidé, lors de son récent conseil, d’initier la présente opération qui intervient suite à l’épuisement du délai qui avait été accordé aux communes III et IV afin qu’elles arrêtent de déverser leurs déchets dans la commune du Mandé.

Le n°1 de la commune du Mandé de fustiger le mépris des plus hautes autorités, notamment le Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, le maire du District qui, à la veille du cinquantenaire, ont rendu la ville de Bamako propre tout en rendant la commune du Mandé très sale. Aussi, ont-elles détourné le projet d’installation d’une infrastructure pour le traitement de déchets dans une autre commune. Pourquoi les communes du District de Bamako ne partent donc pas déverser leurs déchets dans cette commune où est installée cette infrastructure de traitement de déchets ? S’interroge le maire.

Toujours dans le cadre d’une bonne gestion des déchets, le maire fera savoir qu’il mettra bientôt en œuvre une politique qui consiste à doter toutes la population de Kanadjiguila, de Kabalabougou, de Samaya, d’Ouezzindougou,…de poubelles.

Il a également montré son entière disponibilité à l’ouverture de dialogue entre sa commune et les communes III et IV pour l’installation d’un équipement de traitement des déchets.

En somme, les autorités en charge de l’environnement et de l’assainissement sont plus que jamais interpellées pour l’application d’une bonne politique de gestion qui permettra de traiter et de gérer l’ensemble des questions environnementales.

Moussa Touré.

Le National 06/05/2011