Coopération Mali-Banque Mondiale : La Banque Mondiale accorde 131,781 milliards de FCFA au Mali.

Le ministre de l’Economie et des Finances M. Alfousséni SANOU et la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour le Mali Mme. Clara De Sousa ont procédé à la signature de deux accords de Financement de projets pour un montant total de 200.900.000 euros, soit environ 131.781.761.600 F CFA, ce mercredi 07 juin 2023, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et Développement Durable M. Modibo KONE.

Le premier Accord de financement signé est relatif au Projet de Restauration des Terres dégradées pour un montant de 144.300.000 d’euros soit environ 94 654 595 100 de FCFA.

Ce projet a pour objectif d’accroître l’adoption de pratiques de restauration des terres dégradées intelligentes par rapport au climat et d’accroître l’accès aux opportunités de revenus. 

Il couvrira 87 communes des régions de Kayes, de Koulikoro, de Ségou et de Mopti et les bénéficiaires directs sont estimés à entre 2 et 2,3 millions de personnes, principalement les jeunes et les femmes.

Le second Accord signé concerne le financement du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre doté d’un montant de 56 600 000 euros, soit environ 37 127 166 200 FCFA.

Ce projet à vocation régionale qui couvre les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, vise à améliorer, dans ces pays :

– l’indice de performance statistique ;

– la comparabilité des statistiques de base ;

– et la modernisation des structures en charge des statistiques.

À ce titre, le projet permettra d’améliorer les systèmes statistiques au bénéfice des politiques publiques » a dit le ministre de l’Economie et des Finances lors de la cérémonie de signature.

Alors que dans une note publiée en mai 2020, la banque mondiale annonce que l’instabilité sociale et l’extension constante des zones affectées par les conflits continueront de plomber la croissance économique. Sans intervention, ce contexte alimentera encore les incertitudes et affectera les investissements, notamment l’investissement public, du fait du rétrécissement des marges de manœuvre budgétaires. Les attaques armées et les conflits intercommunautaires entraveront davantage les activités agricoles et pastorales, aggravant d’autant l’insécurité alimentaire.  

Pour faire face aux risques de conflit et développer la résilience du Mali, le rapport souligne le besoin de reconstruire le contrat social entre les citoyens et l’État. Pour y parvenir, il est nécessaire de rétablir une présence positive de l’État dans les zones fragiles et affectées par les conflits, particulièrement dans les secteurs de la sécurité et de la justice, en augmentant les ressources humaines et financières déployées en dehors de Bamako. L’extension des services et des investissements publics à destination des territoires mal desservis ainsi que l’augmentation de l’accès à des services de santé et d’éducation de qualité en milieu rural constitueraient également des étapes essentielles à la rénovation du contrat social.   

                                                                                                                                           M.Yattara