Confusion sur les causes de la reprise des hostilités

Les circonstances exactes qui ont conduit à une reprise des hostilités entre les deux groupes rivaux sont encore confuses. Chaque camp rejette la responsabilité sur l’autre. Fahad Ag Almahmoud, le secrétaire général du Gatia, affirme que “sans raison, une patrouille [de ses hommes] a été prise à partie jeudi aux environs de 16 h à Kidal alors qu’elle traversait la ville pour rejoindre son quartier général”. La CMA, elle, a indiqué dans un communiqué qu’”une colonne de véhicules armés du Gatia a délibérément ouvert le feu sur des positions de la CMA” et exige désormais “le retrait du Gatia de la ville de Kidal et ses alentours”.

Une vingtaine de morts dans les combats
Les affrontements qui ont éclaté jeudi à Kidal, dans le Nord du Mali, ont fait une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés, ont déclaré dimanche des secouristes. Les combats opposent pour le contrôle de la ville la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui réunit les principaux groupes rebelles touaregs du Nord du Mali, et les miliciens du Gatia (Groupe autodéfense touareg imghad et alliés).

Des bâtiments publics brûlés à Gathy-Loumo,
Selon diverses sources, le lendemain de l’attaque de Nampala, la localité de Gathy-Loumo, dans la région de Mopti (centre), a été la cible d’hommes armés non identifiés, qui y ont brûlé des bâtiments publics : mairie, résidence du sous-préfet et une base militaire désertée par les soldats. Aucun mort ou blessé n’a cependant été signalé.

INSECURITE
Centre et Nord du Mali : regain de violences
Plus d’une cinquantaine de morts au Mali rien qu’en cette semaine, marquée par la montée en puissance de l’insécurité liée aux attaques terroristes et aux conflits armés entre les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation. Ces hostilités ont eu lieu à la fois au centre et au nord du pays.
La tension ne faiblit toujours pas au nord comme au centre du pays. Mardi matin, des individus armés avaient attaqué le camp militaire de Nampala dans la région de Ségou, avant d’en prendre le contrôle. Cette attaque, selon le gouvernement, a fait 17 morts et 35 blessés parmi les forces de sécurité malienne.
Jeudi dernier des échanges de tirs ont eu lieu entre des éléments de la CMFPR2, membre de la CMA et ceux du Gatia, membre de la Plateforme dans la région de Tombouctou, précisément dans le Gourma. Bilan, 1 mort et 1 blessé grave parmi les combattants de la CMPFR2.
Toujours à Tombouctou, en début de soirée du jeudi, des hommes armés non identifiés ont attaqué un check-point de la CMA à Timboukri situé à 30 kilomètres de Ber. Le bilan fait état de 4 morts, 1 blessé et 3 disparus pour la CMA. Un véhicule contenant des armes fut aussi emporté.
Depuis lundi des conflits opposent le Gatia et le HCUA dans la ville de Kidal. Les heurts ont dégénéré avec l’utilisation d’armes lourdes le jeudi. Le Bilan controversé varie entre les deux mouvements. Des habitants de Kidal parlent de plus d’une trentaine de morts.

VILLES
Assainissement : le gouverneur à l’assaut des écuries bamakoises

Nommée gouverneur du district de Bamako depuis peu, Ami Kane a entamé son combat contre l’insalubrité et le désordre dans le district de Bamako avant le sommet France-Afrique, prévu en janvier prochain dans notre pays. Plusieurs places publiques sont d’ores et déjà débarrassées.

La Place de la République – les alentours de l’Assemblée nationale, la Grande mosquée -, la nouvelle avenue dédiée au premier président de la République, Modibo Kéita, le périmètre du cimetière de Niaréla et Golonina, viennent d’être dégagés. Aucun goulot d’étranglement de la ville de Bamako ne sera épargné par cette opération, a assuré jeudi Mme le gouverneur de Bamako.
Pour les opérations de la Commune II, des personnalités s’étaient insurgées contre l’opération. Mais, le niet d’Ami Kane est catégorique. Elle a mis en garde contre toute ingérence dans cette opération, synonyme de démission de sa part.
Les agents des forces de sécurité et de la mairie ont été tous mis en garde contre quelconque sabotage de ce travail dont la finalité est de redonner à la capitale son lustre d’antan.
Mme Sacko Aminata Kane, contrôleur général de police, connue pour sa lucidité et de sa dédicace à la mission, a entrepris l’exécution des consignes à elle données par les hautes autorités de la République, notamment en matière de salubrité de la ville de Bamako devant abriter les travaux du sommet Afrique-France en janvier 2017.
Pour répondre efficacement à l’attente des hôtes, la Cité des Trois caïmans devra faire sa mue. Pour faire face à ce défi, Mme le gouverneur a, la semaine dernière, commencé le nettoyage des écuries d’Augias.
O. D.