Combats au Mali: le Burkina appelle à l’arrêt des hostilités et sécurise son Nord


Un groupe antiterroriste de plus de 1000 hommes en voie de déploiement, 500 militaires déjà déployés sur le terrain. Tel est le dispositif sécuritaire mis en place par le Burkina Faso pour sécuriser ses trois régions frontalières avec le nord Mali à savoir le centre-nord, le nord et le sahel. Pour le ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma, ce dispositif qui n’est qu’une mesure préventive a été mis en place pour « parer à toute éventualité » en cas de débordement. «Pour le moment, il n’y a pas d’incursion de quelque nature que ce soit, venant du Mali», a signifié le ministre Bougouma. «Que les populations ne s’inquiètent pas et qu’elles vaquent à leurs activités quotidiennes, nous  veillons au grain», a-t-il  assuré.

Quant au ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale, représentant du médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour le Mali, Blaise Compaoré, les affrontements entre les groupes islamistes et l’armée régulière représentent «un incident grave» et constituent une rupture flagrante de la cessation de feu obtenue lors de la rencontre du 4 décembre 2012 à Ouagadougou. «Nous déplorons la situation et appelons solennellement toutes les parties à un arrêt des hostilités pour éviter de nombreux dégâts», a noté le missi-dominici du médiateur Compaoré.

Par ailleurs, Djibrill Bassolé, a indiqué que les discussions entre les groupes islamistes et les autorités maliennes reprendront en principe le 21 janvier prochain. Il a en outre assuré que tout sera fait pour que cette nouvelle date puisse tenir car il y va de l’intérêt de tous les acteurs. Avant cette conférence de presse, les deux ministres ont fait le point de la situation  à l’ensemble du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso.

 

Fasozine 2013-01-10 22:54:25