BUDGET D’ETAT 2013 Les députés allouent 20,2 milliards à l’armée pour l’opération «Badenko»

L’opération «Badenko» pour la libération  des régions du Nord du Mali a été prise en charge. Nous vous proposons ci-dessous un extrait du rapport de la Commission de la défense nationale et de la sécurité et de la protection civile, dirigée par l’honorable Bouréma Dicko.

3.1 AU NIVEAU DU MINISTERE DE LADEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS.

La gestion de la grande crise est assurée à la fois par le budget du département et par le chapitre “Charges communes” du Ministère des Finances. En effet, il convient de noter l’inscription de 20, 224 milliards de francs CFA au titre de l’opération «BADENKO», destinée à la prise en charge des opérations militaires de l’année, en raison de 1,6 milliard de francs CFA par mois, dans le cadre de la reconquête des régions Nord du pays occupées par les bandits armés.

Le chapitre «Investissement et Equipement» a été amputé  à cause de l’amalgame faite entre le budget d’opérations des charges communes du Ministère des Finances et celui du département. Cette situation est préjudiciable, car c’est un chapitre important du département.

L’armée de l’air souffre du manque crucial de radars, de missiles et d’avions de chasse. Il y a lieu, pour faire face à la crise du Nord, de corriger cette insuffisance d’équipements qui est aujourd’hui générale dans notre armée.

La prime de risque a été rehaussée pour les soldats engagés dans les opérations. Cette action contribue au maintien du moral des hommes.

Aussi, une augmentation de 15 % est intervenue au profit des traitements des hommes pour uniformiser leur niveau.

Aujourd’hui nos forces armées font face à une opération de reconquête des régions du Nord pour y imposer la paix. C’est un problème de sécurité qu’il faut maîtriser. Certes, nos hommes ne sont pas suffisamment équipés, mais leur formation en vue de les familiariser avec l’outil de guerre, et le réarmement moral restent une préoccupation majeure, car il s’agit de sécuriser plus de 800 000 km2, 2000 km de frontière avec la Mauritanie, 1300 km avec l’Algérie et 800 km avec le Niger.

Le contexte de l’état sécuritaire du pays en cette année exige qu’il y ait concordance entre les objectifs de défense et de sécurité  et les budgets alloués. Depuis des années, plus de 60% du budget servent à assurer le salaire des hommes. Les dépenses d’équipement et d’investissement au profit des hommes ne correspondent pas au besoin réel de nos forces par manque de volonté politique.

Aujourd’hui, les principes directeurs de notre stratégie de défense doivent découler de l’analyse des menaces potentielles qui pèsent sur notre pays et sur nos intérêts vitaux aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Il reste impérieux de permettre à nos forces armées de défense et de sécurité d’assurer leur mission.

Le 22 Septembre 24/12/2012