Biographie des nouveaux ministres du gouvernement du 06 avril 2011.

C’est l’Ecole nationale d’administration qui le reçoit pour les études supérieures. Après quatre années d’études, il obtient le diplôme de l’ENA dans la section économie-finance. Le goût des études le pousse à aller s’inscrire à l’Université de Paris IX Dauphine où ses études sont couronnés par un diplôme d’études supérieures spécialisées en 1983. L’année suivante, il s’inscrit à l’Institut international d’administration publique de Paris et obtient le diplôme de l’IIA en 1984, option économie-finance.

Les études du nouveau ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget Sambou Wagué ont été jalonnées de stages et de séminaires : Centre de formation et de perfectionnement du ministère de l’Economie et des Finances de Paris (1985), séminaire de formation sur le rôle du trésor dans le rétablissement des équilibres internes et externes de l’État organisé à Paris par la direction du trésor français à l’intention des dirigeants du trésor (1986), séminaire sur le cours de programmation et politique financière organisé par le FMI (1987) et séminaire organisé à Washington par la Banque mondiale et la Réserve fédérale (Banque centrale des Etats-Unis) sur la prévention et la résolution des crises du système bancaire, séminaire annuel de l’OCEDE et de la Banque mondiale sur le marché des titres (mai 2004 à Paris).

Le nouveau ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances a occupé plusieurs fonctions : adjoint au chef de division comptabilité et au chef de division visa de l’ACCT, chef de division comptabilité de l’ACCT, de chef de la division études et contrôle du trésor, receveur général du District de Bamako, directeur national du Trésor, directeur de la Coopération internationale jusqu’à sa nomination comme ministre le 6 avril dernier.
Sambou Wagué a été membre de la Commission bancaire de l’UMOA et du groupe d’experts sur la réforme institutionnelle de l’UMOA et de la BCEAO.
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David Sagara

Le nouveau ministre délégué auprès du ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales, chargé de la décentralisation David Sagara est né le 15 décembre 1967 à Dourou (Bandiagara). Après ses études primaires, il fréquente le second cycle privé de Sikasso pour y passer le DEF en 1986. Au lycée de la même ville, il passe son baccalauréat en 1989. Orienté à l’Institut polytechnique rural, David Sagara obtient en 1993 son diplôme d’ingénieur agronome. Il est également titulaire d’un diplôme en études spécialisées de développement et d’un certificat en analyse et collecte des données dans les domaines socio-économiques de la démographie, de la santé et de gestion du cycle de projet.

De 1998 à 2006, il passe des certificats de formation en agro écologie, administration communale, techniques de monotoring-évaluation orientée vers les résultats et en « mainstreaming » VIH-SIDA à Thiès (Dakar), au Mali et au Burkina Faso. David Sagara est membre de plusieurs corps professionnels comme le réseau Érosion-IRD (France), l’association « mèrèsungun », le conseil communal de Dourou, le projet de l’Association jumelage Rennes-Plateau Dogon, le comité de développement local et de gestion de la radio rurale « Baguiné » et mutuelle de santé « Kugala ».

A sa nomination comme ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, chargé de la Décentralisation, David Sagara était directeur du programme Actions de promotion humaine de Caritas Mali à Mopti. David Sagara a une bonne expérience en gestion de cycle de projets dans les domaines de l’environnement, du développement rural, de la sécurité-aide alimentaire, de l’aide humanitaire et du système d’alerte précoce, de la nutrition des enfants et des changements climatiques.

David Sagara est membre du parti Codem (Convergence pour le développement du Mali), un parti créé en 2008 et qui avait fait un score spectaculaire lors des élections communales de 2009 en obtenant 405 conseillers. Marié et père d’un enfant, il parle le français, l’anglais, et l’espagnol ainsi que le dogon, le bambara et le peuhl.
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Harouna CISSE


Le Ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées est désormais dirigé par Harouna CISSE, qui était à sa nomination Conseil Technique à la Présidence de la
République.

Né en Octobre 1957 à Mopti, Harouna CISSE fit ses études primaires entre Saréyamou (Cercle de Diré), Ansongo et Goundam de 1964 à 1975, Nanti du diplôme d’études fondamentales (DEF), le nouveau ministre fréquente les lycées Prosper Kamara et Askia Mohamed où il passe son
baccalauréat en série sciences exactes en 1979.

Direction l’Ecole nationale d’administration (ENA) où ses études supérieures seront sanctionnées en 1985 par une maîtrise en économie-gestion.

De cette année à 2000, il travaille à la compagnie de transport SOMATRA comme directeur administratif et financier, directeur général adjoint puis directeur générale.

Cumulativement à cette fonction, il devient directeur général de Balanzan  transports, administrateur de la Sotraca-Bamabus (transport urbain à Bamako) au capital de 300 millions de Fcfa.

De ce poste en 1993, l’actuel ministre devient le principal négociateur gouvernement -UNTM- groupe Simaga ayant abouti à l’acquisition de la Betram-SA.

Son ascension ne s’arrête plus. Il sera promu administrateur délégué de la Betram-SA, société anonyme au capital de 100 millions Fcfa dont l’activité était la maintenance en tous genres (atelier mécanique, service froid, import-export, représentation de marques), puis administrateur délégué du groupe Simaga constitué de 5 entreprises ; Somatra, Balanzan transports, Betram-SA, établissements Simaga et « Ségou lait ».

La mission de Harouna CISSE au groupe Simaga prend fin lorsqu’il assure de 1997 à 2000 les fonctions d’administrateur de la Somafi-SA. De 2000 à 2007, il devient président de la Fédération des transporteurs (FENAGROUP).

Le nouveau titulaire du portefeuille du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées assure entre 2004 et 2007 la présidence de la Coopérative des transporteurs et du bureau communal des sociétés coopératives de la Commune VI.

De 2008 à sa nomination, il assurait les fonctions de Conseiller Technique à la présidence de la République. Ace titre, il dirigeait les cellules infrastructures et filières agro-pastorales et promotion
du secteur privé à la Présidence.

Il est membre de l’Association mondiale des routes et administrateur de l’Autorité routière. Chevalier de l’ordre national du Mali depuis 2009, Harouna CISSE est marié et père de 5 enfants.

Yacouba Diallo :


Le nouveau ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme est né le 2 septembre 1956 à Kayes. Après des études fondamentales sanctionnées par le DEF en 1974, il est orienté au Lycée technique de Bamako d’où il passe son baccalauréat en série math-technique-industrie en 1977. Quatre ans plus tard, Yacouba Diallo décroche un diplôme d’ingénieur des sciences appliquées, spécialité constructions civiles.

Yacouba Diallo qui fut professeur stagiaire de maths-physique au lycée Sankoré et à l’Ecole normale secondaire de Badalabougou à Bamako, commence à accumuler une grande expérience professionnelle en 1986 par un stage sur l’exploitation de la gestion des transports urbains à la Compagnie des transports de la ville de Turin en Italie et à Angers en France. Deux ans plus tard, il participe à Casablanca au Maroc, à un séminaire sur les transports dans les grandes métropoles et les villes africaines.

En 1991, Yacouba Diallo anime un séminaire à Yaoundé au Cameroun sur le thème « Comment mieux satisfaire la demande de transport urbain dans les villes africaines », avant d’effectuer un stage en 1992 à Paris toujours sur les transports urbains. Dix ans plus tard, Yacouba Diallo élargit ses compétences au domaine immobilier à travers un stage à Tunis sur le contrat de promotion immobilière, le régime de la copropriété, l’immatriculation foncière, les sûretés (hypothèque et cautionnement), l’élaboration d’un plan d’aménagement urbain et la promotion immobilière, le pilotage et le suivi des travaux, l’étude de rentabilité des projets de promotion immobilière etc…

Le nouveau ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a occupé les postes de chef de division exploitation de la Direction des services technique du District de Bamako ; directeur de la structure provisoire de gestion des autobus du District ; chef de service des travaux de voirie de la Direction des services urbains et d’assainissement du District. Il a été membre du groupe africain de travail sur le problème des transports urbains en Afrique.

Il a été également président directeur général de la Compagnie malienne de navigation (COMANAV) de 1997 à 2001 et était président directeur général de l’Agence de cession immobilière (ACI) depuis 2001, poste qu’il occupait à sa nomination au gouvernement. Au plan politique, Yacouba Diallo est un membre de la direction de l’Adema Pasj et un responsable de premier rang des instances bamakoises du parti.
Connu dans les milieux sportifs, Yacouba Diallo fut entraineur de basket-ball après avoir été un pratiquant.

Habib Ouane


Nommé ministre de l’Énergie et de l’Eau, Habib Ouane était jusque-là fonctionnaire international à la CNUCED. Il a, en effet, dirigé le département pour l’Afrique, les pays les moins avancés et les programmes spéciaux de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Habib Ouane est né à Dakar le 2 février 1950.
Après des études primaires à Gao, Ségou et Bamako et secondaires au lycée Askia Mohamed, il effectue ses études universitaires à Dakar puis en France. Il est ainsi titulaire d’une licence en lettres de l’université de la Sorbonne, d’un Doctorat en sciences économiques (Paris I) et d’un diplôme en sciences politiques de l’Institut d’études politiques.

Habib Ouane a passé l’essentiel de sa carrière à la CNUCED où il a assumé les fonctions de directeur de cabinet du secrétaire général et de chargé du service des relations extérieures et de la communication dans cet organisme spécialisé des Nations Unies de 1996 à 2001. Il fut aussi secrétaire général chargé des politiques de développement.

Auparavant, il avait exercé les fonctions de conseiller chargé du commerce auprès du président du comité des ambassadeurs des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Il était chargé principalement de la négociation du volet commercial de la convention de Lomé (1979). Avant la CNUCED, Habib Ouane avait travaillé comme économiste au centre de développement de l’OCDE et un temps à l’OMVS. Auteur de plusieurs ouvrages sur les problèmes de développement, il est membre fondateur de la Revue panafricaine de relations internationales et de développement économique avec l’ancien secrétaire général de l’OUA, Edem Kodjo. Il est aussi membre du Panel de haut niveau des Nations Unies sur le droit au développement.
Marié, père de 2 enfants, Habib Ouane parle français, anglais et espagnol. Durant ses loisirs, il pratique le jogging, la natation et lit.
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Djiguiba Keita

Jusqu’à sa nomination au poste de ministre de la Jeunesse et des sports, Djiguiba Keita, connu aussi par son surnom PPR (« Prêt pour la révolution ») était chargé du service juridique et du contentieux au Fonds de Solidarité nationale (FSN), service rattaché au ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Né le 14 octobre 1958 à Kogoni dans le cercle de Niono, Djiguiba Keita fait ses études primaires à l’École Fondamentale de Macina entre 1975 et 1976. Le Diplôme d’études fondamentales le conduit au lycée de Badalabougou où il passe son baccalauréat en série philo-langues, trois ans plus tard.

Ce parchemin lui ouvre les portes de l’Université de Ouagadougou, au Burkina Faso où il s’inscrit à l’École supérieure de droit (ESD). Il y obtient une maîtrise en droit public en 1988. L’année suivante, il entre à la Faculté des sciences juridiques et économiques de l’Université de Montpellier en France où il décroche un diplôme d’études approfondies (DEA).

Djiguiba Keita présente une longue et riche carrière politique et administrative. Ainsi en 1990-1991, PPR enseigne le droit constitutionnel et de science politique à l’Université de Paris-Dauphine en France. De retour au pays après la révolution du 26 Mars 91, il donne jusqu’en 1996, des cours toujours de droit constitutionnel à l’École nationale d’administration (ENA) de Bamako. En 1996-1997, il est chef de cabinet du ministère des Zones arides et semi arides, ensuite (1998-2002) chargé de projets à l’Agence pour le développement social (ADS).
Le nouveau ministre qui est un des principaux dirigeants historiques du Parena, parle bamanan, français, anglais et russe. Il est marié et père de deux enfants
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Daba Diawara


Le nouveau ministre de la Réforme de l’État est né le 15 août 1951 à Bamako où il effectue ses études primaires et secondaires. Bachelier, il s’inscrit à l’Université de Dakar au Sénégal de 1970 à 1974 puis à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne. Il y passe un Diplôme d’études supérieures de droit suivi en 1987 d’un Doctorat d’État en droit public.

De retour au bercail, il occupe les postes de chef du service des études et de la législation au secrétariat général du gouvernement (1970-1982) puis de conseiller à la Cour suprême (section constitutionnelle) avant d’être nommé ministre de la Fonction Publique et du Travail d’avril 1991 à juin 1992. Il est ensuite nommé secrétaire général du gouvernement avec rang de ministre entre juin 92 et novembre 93. Il est membre de la commission nationale des frontières et de la commission des experts maliens chargés de la préparation du dossier présenté par le Mali devant la Cour internationale de La Haye pour le règlement du litige frontalier Mali-Burkina Faso.

Contrôleur d’État, l’ancien ministre de la Transition est successivement secrétaire général du ministère de la Santé, président de la Mission de réflexion sur la consolidation de la démocratie au Mali. La présidence du Comité d’appui aux réformes institutionnelles (CARI), le conduit presque naturellement au portefeuille de la Réforme de l’Etat dans le nouveau gouvernement.

Daba Diawara qui a occupé des postes importants dans la direction de l’Union soudanaise RDA, dirige depuis septembre 2001 le Parti de l’indépendance, de la solidarité et de la démocratie (PIDS). Il a été candidat à la présidentielle de 2002. Il est l’auteur de plusieurs publications, notamment « les Grands textes de la pratique institutionnelle de la IIIe république ».

Abdoulaye Sall

C’est un socio-économiste de formation qui prend en charge le département des Relations avec les institutions.
Abdoulaye Sall est né le 18 octobre 1948 à Kayes. Il fréquente successivement l’école fondamentale de Kayes Khasso (1962-1966), l’École normale secondaire de Badalabougou (1966-1970) et l’Ecole normale supérieure de Bamako (1973-1977). Entre 1981 et 1984, il étudie à la faculté des sciences économiques et de droit de l’Université de Nice en France.

Abdoulaye Sall est titulaire d’un diplôme en lettres de l’EN Sup, d’un DEA en économie et droit du développement et d’un doctorat en droit du développement. Il cumule aussi plusieurs stages de formation et de perfectionnement. Au plan professionnel, il fut maître du second cycle à l’école de la Poudrière, professeur à l’ECICA puis attaché de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports en 1979.

Homologue national de l’expert de la Banque mondiale chargé du Programme de restructuration du marché céréalier, il a aussi été inspecteur des sociétés et entreprises d’État avant d’être nommé conseiller technique au ministère de Tutelle des Sociétés et Entreprises d’État en Juillet 1987. En novembre 1988 il est nommé Directeur général de l’Office des produits agricoles au Mali (OPAM).

Il a aussi mené des activités de consultant indépendant et s’est distingué dans la société civile par le grand dynamisme qu’il a su impulser au Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali. CRI-2002 vient, par exemple, d’organiser à Sikasso un forum sur la valorisation du rôle et de la place des autorités traditionnelles dans le cadre de la décentralisation.
Marié, Abdoulaye Sall parle peul, bambara, français et anglais. Il aime le sport et la lecture.

Modibo Kadjoké


A la tête du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Modibo Kadjoké est en terrain connu. En effet, le natif de Ségou, âgé aujourd’hui de 49 ans, avait été successivement directeur du Fonds auto-renouvelable pour l’emploi (Fare) entre 2002 et 2007, directeur  de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej) à partir de 2007. Poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination au gouvernement.
Titulaire d’une maîtrise en droit privé obtenue à l’École nationale d’administration (ENA) de Bamako (1984-1988), Modibo Kadjoké a effectué son stage à la direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique (service des assurances) avant de travailler au cabinet de Me Antonin Sidibé et puis à l’Observatoire de l’emploi et de la formation. Il a été aussi chef de section “Assistance et Insertion” à la Cellule d’appui à l’insertion des jeunes diplômés.

Modibo Kadjoké a participé à plusieurs séminaires de formation sur des thèmes comme « esprit et création d’entreprises », « sensibilisation sur l’emploi », « planification des projets et résolution de problèmes communautaires », « conception et gestion des projets de jeunes ». Le nouveau ministre a aussi milité dans plusieurs associations. Il a été membre d’honneur de l’Association des diplômés initiateurs et demandeurs d’emploi (ADIDE), membre fondateur de l’Association pour le programme intégré de développement (APIDEV), membre du bureau de l’Association pour le développement des habitants de Garantiguibougou -300 logements (ADHG). Modibo Kadjoké est l’un des responsables du Congrès national d’initiative démocratique (CNID Faso Yiriwa Ton).

Modibo Ibrahim Touré


Le nouveau ministre des Postes et des Nouvelles Technologies, Modibo Ibrahim Touré  est l’un de nos compatriotes qui font la fierté du pays à l’extérieur pour avoir à son actif plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du développement à des postes de responsabilité croissante. Après des études à l’Ecole nationale d’administration de Bamako, Modibo Ibrahim Touré entame sa vie professionnelle dans la Fonction publique comme inspecteur des finances.

Il effectue des études post-universitaires aux Etats-Unis et obtient un MBA en 1989 à l’Université Vanderbilt au Tennessee.
Jusqu’en septembre 1990, il travaille alors dans la multinationale américaine UPS (United Parcel Service) comme cadre supérieur dans la Division de planification financière et contrôle interne à Nashville.

A partir de là, Modibo Ibrahim Touré entame une riche carrière de fonctionnaire international au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). D’abord en qualité de chargé de programme et plus tard comme assistant représentant résident. Promu représentant résident adjoint, il exerce ses nouvelles fonctions au Pnud à Djibouti de février 1994 à janvier 1997.

De juillet 2001 à juillet 2004, il est représentant résident du PNUD, coordinateur résident du Système des Nations unies ainsi que coordinateur humanitaire des Nations unies au Tchad. De juillet 2004 à août 2005, Modibo Ibrahim Touré est représentant résident du PNUD, coordinateur résident du Système des Nations unies et coordinateur des opérations humanitaires des Nations unies à Addis Abeba en Ethiopie
Jusqu’en 2006, il est membre de l’équipe de transition du nouvel administrateur du PNUD, Kermal Dervis. Au sein de cette équipe, il s’attelle aux efforts de repositionnement stratégique de l’organisation ainsi que des réformes institutionnelles nécessaires à la mise en œuvre de la vision de l’administrateur du PNUD.

En 2006, il est désigné secrétaire de la BAD. Auparavant,  le nouveau ministre des Postes et des Nouvelles Technologies avait servi à New York successivement comme chargé de zone principal responsable de la région des Grands Lacs. Il a également été responsable au siège de pays comme le Ghana, le Liberia, la Mauritanie, le Togo et le Mali.
De septembre 2000 à juillet 2001, il était conseiller spécial du directeur régional pour l’Afrique. Modibo Ibrahim Touré a servi au Burkina Faso, à Djibouti, au Rwanda, au Tchad et en Ethiopie.                                                  

Mme Sangaré Niamoto Ba


Mme Sangaré Niamoto Ba  va désormais diriger le ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce. Née le 22 avril 1955 à Bamako, Mme Sangaré Niamoto Ba  était, depuis janvier 2009, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances. Elle a fait ses études fondamentales à Bamako avant de décrocher son baccalauréat en sciences exactes au Lycée des jeunes filles de Bamako en 1977. Son bac en poche, elle part pour l’Université de Dakar d’où elle sort en 1981 avec une maîtrise en sciences économiques. Après ses études, Mme Sangaré Niamoto Ba a effectué plusieurs stages et formations notamment en politique commerciale, en informatique et dans plusieurs institutions financières en Europe et au pays.

Elle intègre la Fonction publique en 1982 comme agent chargé du suivi de l’application des accords commerciaux entre le Mali et  certains de ses partenaires avant d’occuper le poste de chef de section des échanges extérieurs. En 1992, elle est nommée  chef de la division commerce intérieur et concurrence, puis en 2000 chef de division du commerce extérieur. La même année, Mme Sangaré est nommée directrice nationale adjointe du Commerce et de la Concurrence et dirige ensuite pendant cinq ans la direction nationale du Commerce et de la Concurrence.

Responsable de la revue Économie/Commerce, elle a été conseiller technique au ministère des Finances, chargée du suivi du portefeuille de l’État et administrateur représentant l’État dans plusieurs sociétés et organismes. Formatrice, elle avait été membre de la commission nationale créée en 1993 pour préparer la dévaluation du Fcfa et membre de la commission chargée des réformes institutionnelles et fiscales du sous-secteur des produits pétroliers, membre de la Commission nationale chargée de l’élaboration du rapport national du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).
Le nouveau ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce a également participé aux négociations des programmes du gouvernement avec le FMI, la Banque mondiale et les partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux.
Mme Sangaré Niamoto Ba est mariée et mère de quatre enfants.
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Mme Konaré Mariam Kalapo


Mme Konaré Mariam Kalapo est née le 23 juin 1953 à San dans la Région de Ségou. Elle était la directrice générale de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) à sa nomination à la tête du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.Titulaire d’un doctorat en sciences hospitalières et médico-sociales de la Faculté de médecine, de pharmacie et de santé publique de l’Université libre de Bruxelles (Belgique, 1983), Mme Konaré Mariam Kalapo a été directrice de l’Institut d’études et de recherche en géronto-gériatrie communément appelé Maison des aînés, de 2005 à 2010. Elle a été  fonctionnaire internationale à l’Organisation mondiale de la santé (1996-1999) chargée de la réhabilitation du système sanitaire du Rwanda après le génocide de 1994 dans ce pays.

La native de San a exercé dans plusieurs centres hospitaliers, notamment à l’hôpital du Point G (1988-1995) où elle fut DAF (directeur administratif et financier) faisant fonction de directrice adjointe avec la mission de procéder à la reforme hospitalière de cet hôpital afin d’accéder au statut d’établissement public à caractère administratif. De 1985-1988, Mme Konaré Mariam Kalapo a été également DAF au Centre national d’odonto-stomatologie avec pour mission de créer une organisation hospitalière de type clinique avec instauration de statut d’EPA, lors de sa création.
Elle prit part en 1991 à la Conférence nationale au titre des ONG et associations et a été également membre de la Commission Constitution pour l’élaboration de la nouvelle loi fondamentale. Le nouveau titulaire du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a présidé l’ONG Amicale Mali-Belgique,

« Ambassadeur pour la paix », titre octroyé par la Fédération internationale pour la paix basée à Londres (Grande Bretagne), Mme Konaré Mariam Kalapo a participé, en 2003 aux Etats-Unis au Programme des visiteurs internationaux (conférences et contacts avec les Nations unies, les ONG internationales, les organisations féminines, les sénateurs de 10 Etats américains et les dirigeants des société Monsanto et Divergence pour la biotechnologie).
Mme Konaré Mariam Kalapo est mariée et mère de trois enfants.
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Bokary Treta


Le nouveau ministre de l’Élevage et de la Pêche se nomme Bakary Treta. Familier de la scène politique, Treta fut un militant de la première heure de l’Adema avant de passer au Rassemblement pour le Mali (RPM) après la scission. L’actuel secrétaire général du bureau politique du RPM était à sa nomination, directeur de recherche en zootechnie à l’IPR-ISFRA. Né en 1954 à Diondiori dans la région de Mopti, il est titulaire d’un doctorat en alimentation et nutrition animale de l’académie vétérinaire de Moscou obtenu en 1987.

Au département de l’élevage et de la pêche, Treta se trouve dans son élément et dans un domaine auquel il a consacré une bonne partie de sa carrière académique et professionnelle. Après des études fondamentales (1963-1972) à Tenenkou (Mopti), et secondaires (1972-1976) à l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou, Treta s’envole pour l’ex-URSS, précisément pour l’Université de l’amitié des peuples Patrice Lumumba de Moscou. Il y passe le doctorat d’Etat mentionné plus haut et un diplôme d’interprète russe-français.

Entre 1979 et 2001, il milite au sein de plusieurs associations notamment l’Amicale des étudiants et stagiaires maliens de l’Université Patrice Lumumba de Moscou, l’Association des étudiants et stagiaires maliens de l’ex-URSS. Il est membre de l’Adema, coordinateur de l’association politique Alternative 2002, etc.

Bakary Treta a une riche expérience politique acquise de 1986 à nos jours et apparait comme un acteur de premier plan des luttes démocratiques. Il fut ainsi membre du Parti malien pour la révolution et la démocratie (PMRD) et du Front national démocratique et populaire (FNDP), secrétaire à l’organisation et secrétaire général du comité exécutif de l’ADEMA, et depuis 2001, il est le secrétaire général du bureau politique national (BPN) du RPM.

Il a participé à de nombreuses rencontres internationales à travers le monde dans le cadre de la politique et du développement en Afrique.
Bokary Treta est marié et père de deux enfants.

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Sidiki N’Fa Konaté


Le nouveau ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, est très connu du grand public pour être journaliste et surtout, depuis 14 ans directeur général de l’ORTM. Sidiki Konaté est né le 2 Janvier 1956 à Tousségéla, dans le cercle de Kolondiéba, en 3è Région. Après des études primaires dans sa ville natale, il fréquente l’école fondamentale de Kolondiéba pour y passer le DEF en 1972. Il passe le baccalauréat au Lycée de Badalabougou en 1975. Sidiki NFa Konaté s’envole alors pour la France. Il s’inscrit à l’Université à Nice où il obtient une licence en lettres en 1977, puis une maîtrise en littérature comparée. Il passe alors un DEA en communication en 1980 et un Doctorat 3e cycle en sciences et techniques de la communication en 1983.

Intégré à la fonction publique en 1987, Sidiki NFa Konaté a progressivement gravi tous les échelons à l’ORTM et au ministère de la Communication. Journaliste, présentateur du Journal télévisé, animateur de débats, chef du service reportage, il fut aussi conseiller technique au ministère de la Communication (1991-1993), conseiller technique auprès du CTSP en 1991, directeur général adjoint (1993-1997) puis directeur général de l’ORTM depuis 1997.

Auteur de plusieurs publications sur la communication et président du RAPAF (Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone)., le nouveau ministre de la Communication est aussi formateur et professeur vacataire à l’Université de Bamako.
Marié, père de 3 enfants, il parle bambara, français, anglais et allemand. Il aime le football et les sports collectifs.
Il est officier de l’ordre national du Mali depuis 2009.

Journal l’Essor du vendredi 08 avril 2011