11e Edition du forum de Bamako :Les femmes entrepreneurs donnent le ton

Le premier jour, les travaux se sont déroulés en plénière structurés en six sessions pour mieux gérer le temps, couvrir toutes les problématiques essentielles et mieux orienter les débats lors des ateliers ; alors que les travaux de la seconde journée ont été consacrés à 5 ateliers pour approfondir l’analyse des principaux segments de la chaine de valeurs de secteurs de l’agro-industrie et l’agro-business.

Plusieurs communications ont été faites sur des thèmes comme : Etat des lieux de l’entreprenariat féminin dans le secteur de l’agro-industrie et de l’agro-business dans l’espace UEMOA ; notion de filière (caractéristiques et potentialités des principales filières) et notion de chaine de valeur et d’analyse des chaines de valeur ; l’entreprenariat féminin : de l’informel au formel, quels défis pour l’agro-business en Afrique ? Le rôle et la place des femmes dans le développement agro-industriel en Afrique etc.

Le président du forum à l’ouverture des travaux, Modibo Sidibé, a souligné que le gouvernement du Mali a placé la question du genre parmi les priorités de sa stratégie de croissance accélérée. L’un des principaux objectifs de cette stratégie est de faire du Mali, une puissance agricole. « En effet, le Mali est essentiellement un pays agricole tant par la population vivant directement ou indirectement des activités agricoles que par la forte contribution du secteur primaire à l’économie du pays. L’économie malienne repose essentiellement sur le secteur agricole qui occupe près de 75% de la population active, contribue pour 43% à la formation du produit intérieur rut et fournit 30% des recettes d’exportation. Aussi les autorités maliennes se sont-elles engagées à moderniser ce secteur en faire le moteur de la croissance économique », a expliqué Modibo Sidibé.

Pour la représentante résidente du PNUD au Mali, Mbaranga Ggasambwé, en dépit de leur forte implication dans les activités agricoles, les femmes rencontrent beaucoup de contraintes qui ne leur permettent pas d’accroître leur production et leur productivité. Il s’agit notamment du manque d’accès, de contrôle et de propriété de la terre et de ses moyens de production (intrants, équipements agricoles modernes), la difficulté d’accéder au crédit, le manque de formation aux techniques rurales et l’insuffisance des infrastructures, de la commercialisation et de l’information, et le manque de moyens de transformation (équipement moderne) et de conservation. Elle a estimé que cet atelier permettra de mieux répondre à ces défis.

Abdoulaye Diakité

L’ Indicateur Du Renouveau 16/02/2011