Syrie : Londres présentera un projet de résolution aujourd’hui à l’ONU

“Le conseil doit s’unir afin d’agir pour la paix. Il doit utiliser son autorité pour la paix. Les Syriens méritent des solutions, pas le silence. L’utilisation d’armes chimiques, par qui que ce soit, pour quelque raison que ce soit, dans quelques circonstances que ce soit, serait une atroce violation des lois internationales. La Syrie est le plus grand défi dans le monde aujourd’hui. “

UN CONSEIL DE L’ONU BLOQUÉ DEPUIS 2011

La possibilité d’une intervention étrangère en Syrie est de plus en plus réel depuis que plusieurs pays occidentaux ont annoncé avoir la certitude que le régime syrien était derrière les attaques chimiques perpétrées le 21 août près de Damas.

Selon l’article 42 du chapitre 7 de la Charte des Nations unies, seul cet organe peut théoriquement autoriser le recours à la force, sous certaines conditions. Cette décision nécessite l’accord d’au moins neuf de ses quinze membres et l’absence de veto de ses membres permanents, qui sont la Chine, les Etats-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Or, depuis le début du conflit en Syrie, en mars 2011, la communauté internationale affiche un front désuni. La Russie et la Chine ont opposé leur veto à plusieurs projets de résolution contraignants. Tout indique qu’une résolution prévoyant une intervention militaire connaîtrait le même sort : dès lundi, Moscou a prévenu qu’une intervention militaire sans aval du Conseil de sécurité serait “dangereuse” et constituerait “une violation du droit international”.

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Un possible “désastre” pour le Guide suprême iranien

Le Guide suprême iranien Ali Khamenei, principal allié régional du régime du président syrien Bachar al-Assad, avait averti qu’une intervention militaire américaine contre la Syrie serait “un désastre pour la région”. “La région est une poudrière et on ne peut pas prédire l’avenir” en cas de frappe militaire contre le régime de Damas, a-t-il ajouté.

Le Monde 2013-08-28 10:55:30