Retrait du Mali : quel impact pour la Minusma ?

Le retrait de Barkhane et des forces européennes aura un impact sur la mission de l’Onu au Mali, selon le porte-parole de la Minusma qui promet de s’adapter. Les forces françaises apportent à la Minusma un appui aérien avec des avions de chasse et des hélicoptères d’attaque et un soutien dans le domaine médical, avec notamment un hôpital bien équipé à Gao.

Et pour Olivier Saldago, porte-parole de la Minusma, le retrait de Barkhane va avoir un impact sur cette mission. “Il y aura forcément un impact compte tenu du rôle spécifique et complémentaire que joue Barkhane dans la lutte contre le terrorisme au Mali, mais aussi de l’appui que cette opération nous apporte conformément à la résolution sur notre mandat.”, craint Olivier Saldago sur la DW.

La mission de casques bleus de l’ONU au Mali promet de prendre les dispositions nécessaires pour s’adapter au nouveau contexte sur le terrain. Des discussions entre membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont d’ailleurs débuté récemment sur l’avenir de la Minusma, bénéficiaire d’un important soutien des opérations française Barkhane et européenne Takuba.

”Ils comptent sur l’armée française…”Pour Ulf Laessing, directeur du programme Sahel de la fondation allemande Konrad Adenauer, basée à Bamako, il y a une dépendance évidente de la Minusma à l’égard de Barkhane.

Il explique sur la DW que “La Minusma et les soldats allemands dépendent de l’armée française de l’Opération Barkhane car ils ne sont pas assez équipés. Chaque fois que les soldats de la Minusma quittent leur base, ils comptent sur l’armée française pour assurer la couverture aérienne afin de faire face aux menaces terroristes”.

La Minusma, créée en 2013 pour soutenir le processus politique malien, est l’une des missions de paix les plus importantes de l’Onu dans le monde et la plus meurtrière pour ses casques bleus, dont 154 ont été tués par des “actes hostiles”. Composée de plus de 12.000 soldats, elle est dotée d’un budget annuel de plus d’un milliard d’euros.

Saleh Mwanamilongo
Source: DW.com