REQUETE A LA CEDEAO Le capitaine Sanogo confirme des frictions dans l’ex-junte


Il voulait couper court aux « rumeurs malveillantes », en déclarant que « le président de la République par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra et ma propre personne sont en phase. Le président Dioncounda Traoré a même été fêté pour la largesse d’esprit, la considération et le sens élevé du patriotisme qu’il a su mettre en avant pour ramener la paix sociale.

Cette sortie ne fait que rajouter à la confusion qui règne à Kati, car contrairement à ce qu’il a été annoncé, le capitaine Sanogo n’a pas démenti son porte-parole, l’ex-leader estudiantin, Bakary Mariko, qui tient un autre discours. En tout cas, l’ex-chef de la junte cherche à rassurer la communauté internationale qui veut toujours sa peau.

Les rumeurs et les infos le donnaient bien fragilisé en fin de semaine dernière face à une partie de ses troupes. A Kati, de nombreux officiers et sous-officiers, opposés à la requête de Dioncounda Traoré, n’excluaient pas un nouveau coup de force.

Le capitaine Sanogo tente de persuader qu’il était le chef loyal et discipliné vis-à-vis des institutions. Un chef qui a pourtant fait l’impasse sur les événements de Diabali : aucune allusion à l’assassinat de seize prêcheurs samedi soir près de Ségou par des militaires maliens. Sanogo, le chef d’une armée « bien mal en point » ou bien « en lambeaux » ou encore « à la ramasse » ? Allez savoir !

A. D.

L’ Indicateur Du Renouveau 12/09/2012