Mali : Problème Foncier au marché de Kalabancoura

Mali: Litige foncier à Kalabancoura

Les acteurs dénoncent le non respect de la lettre du MATD

 

Le samedi 11 juin 2022, La section CV du Collectif national des acteurs des marchés du Mali et la coordination CV du collectif pour la défense de la République (CDR) ont tenu au marché de Kalaban coura une assemblée d’information à l’intention des acteurs du marché dudit quartier. L’assemblée était animée par Moumoune Traoré, président du Conseil national des acteurs des marchés du Mali de la section Commune 5 du district de Bamako et Abdrahamane Diarra, coordinateur du collectif pour la défense de la République (CDR) de la Commune V.

Au Mali le problème du foncier est une des affaires les plus tranchées par la justice surtout en milieu urbain. En effet, il s’agit ici d’un litige foncier opposant un particulier aux acteurs du marché de Kalaban Coura près du groupe scolaire en Commune 5 du district de Bamako. L’espace dont il est question est reversé uniquement selon les acteurs du marché pour les toilettes. Il serait cédé à un particulier par une décision de la mairie du district de Bamako en complicité avec le maire de la CV Amadou Ouattara, sous la forme d’un contrat de bail. Ceci sans consulter le président du marché en question en l’occurrence, Moumoune Traoré. ” C’est à M. Jean Diarra qu’a été cédée la portion de terre devant servir à construire deux blocs de toilettes. Sur les documents à notre disposition, il s’est engagé à les construire. Et va bénéficier jusqu’en 2030 les avantages liés à la chose et nous a signalé qu’il souhaite également construire un restaurant et une salle de gymnase en haut. Mais le hic est qu’avec les contrats de bail, nous avons plus de marché car à la fin d’engagement les mairies cèdent définitivement l’endroit” fait savoir le président du marché Moumoune Traoré. En réalité, le premier marché de Kalabancoura est aujourd’hui méconnaissable à cause notamment des contrats de bail. Du plus grand marché de cette localisation, il se diminue de plus en plus.
Connu pour sa défense de la cité, le Collectif pour la défense de la République (CDR) représenté par son jeune coordinateur de la Commune V Abdrahamane Diarra dira que ce contrat de bail est une manœuvre ni plus ni moins du maire de la CV Amadou Ouattara et du maire du district Adama Sangaré qui pour lui ont pris goût à la chose publique. “Le problème est que la population refuse de s’intéresser aux actions de la mairie. Qui n’existe que pour préserver nos intérêts. Il a tellement d’incohérence dans la gestion de l’actuel maire de notre commune” confie-t-il.
Pour ce jeune du CDR, il est aujourd’hui impossible de céder un endroit en bail. Le coordinateur Abdrahamane Diarra fait référence à la lettre n 2022-000053/MTFPDS-SG du 10 février 2022 du ministre de l’Administration Territoriale colonel Abdoulaye Maiga adressée aux gouverneurs de régions et du district de Bamako. Cette lettre en la date du 24 mars 2022 stipule « Vous transmettant la copie de la lettre ci – dessus référencée relative à l’exécution du procès-verbal de négociations entre le Gouvernement et la synergie du Groupement des syndicats dont le Collectif National des Acteurs des Marchés du Mali (CNAM – Mali) et les Transporteurs et Conducteurs routiers (GSTCRM), je vous demande de bien vouloir instruire les Maires de vos Communes respectives de procéder à l’inventaire de l’ensemble des marchés relevant de leur ressort. A cet effet, ils doivent procéder au classement des marchés selon qu’ils soient régis par des contrats de bail ou avec promesse de vente. Par la même occasion, je vous invite en rapport avec les Maires à procéder à l’annulation de tous les contrats de bail avec promesse de vente conclus sur les espaces réservés aux marchés. Vous me rendrez compte des mesures prises ».
Au regard de cette lettre du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, les responsables du marché de Kalaban coura invitent les autorités municipales à s’y conformer. Au cas contraire, ils menacent d’user tous les voies et moyens légaux pour revendiquer leurs droits.

Abdrahamane Baba Kouyaté

Rédaction DiasporAction