les brèves de l’indicateur de renouveau 01/06/2016.

ANSONGO : lynchage de deux bandits à main armée
Lynchage de deux bandits à main armée. Les faits se sont produits hier à 30 km d’Indélimène. Deux individus armés ont tenté de braquer les passagers d’un bus transportant des forains. Les passagers ont réussir à désarmer les bandits et les ont tués à bout portant. Les armes ont été restituées à la Gendarmerie d’Ansongo.
KOUTIALA : formation sur les techniques de prévention et de gestion des conflits
Une cinquantaine de maires, de sous-préfets, de juges et de militaires se familiarisent avec les techniques de prévention et de gestion des conflits. Selon les organisateurs, la rencontre vise à promouvoir la paix et les droits humains. Elle est organisée par la Commission Vérité Justice et Réconciliation de la paroisse catholique de Koutiala. La session va durer 2 jours.
KOULIKORO : le prix de la viande pourrait augmenter pendant le ramadan
Le prix de la viande pourrait augmenter pendant le ramadan si les bouchers n’obtiennent pas une subvention de l’état. C’est ce que les responsables l’association des bouchers ont laissé entendre ce matin. Ils dénoncent un traitement différentiel entre eux et leurs homologues de Bamako et de Kati qui bénéficient selon eux d’aides de l’état.
KOUTIALA : le ministère du commerce demande l’affichage des prix des produits de première nécessité
Le ministère de l’Industrie et du Commerce invite les commerçants de Koutiala à procéder à l’affichage des prix des produits de première nécessité. Il s’agit du sucre local et importé, du riz, de l’huile locale, de la farine et du lait en poudre. Cette demande entre dans le cadre des préparatifs du mois de ramadan.
KIDAL : démarrage des travaux de réhabilitation de la Maison de la femme
Les travaux de réhabilitation de la Maison de la femme ont débuté la semaine dernière. Ces travaux font suite à l’une des principales recommandations du forum de Kidal organisé en mars dernier. Pour ses initiateurs, rebâtir la Maison de la femme à Kidal est un symbole de la reconstruction du vivre-ensemble au Mali, et de la mise en œuvre des accords de paix d’Alger.
SEGOU : fistules obstétricales, plus de 1000 femmes opérées en 2015
Plus de 1000 femmes victimes de fistules obstétricales ont été opérées en 2015 dans la région. Ces chiffres ont été publiés ce matin lors d’une rencontre d’échange et d’information.
Selon la représentante d’IAMANEH Suisse, près de 800 femmes sont totalement guéries, une trentaine ont pu avoir des enfants et 68 % sont accompagnées dans leur insertion socioprofessionnelle. Cette rencontre a été organisée par la direction régionale de la santé.

RECRUDESCENCE DES ATTAQUES TERRORISTES
Le maire de Mopti dénonce l’absence de l’Etat
Un an après sa signature, l’accord d’Alger n’a pas permis de faire taire les armes. Au nord comme au centre du pays, plusieurs localités font face à la recrudescence de l’insécurité. En témoignent les récentes attaques terroristes qui ont visé l’armée malienne et les Casque bleus de la Minusma. Pour un certain nombre d’élus, cette recrudescence de l’insécurité est la conséquence de l’absence de l’Etat dans ces zones en proie aux violences et du retard pris dans la mise en œuvre de l’accord.

Dans l’émission « Grand Dialogue » de Studio Tamani lundi, le maire de la commune urbaine de Mopti Oumar Bathily a dénoncé qu’« Il n’y a pas la présence de l’Etat, il est absent sur cette partie du territoire. Et si l’Etat ne rétablit pas la puissance publique sur l’étendue de ce territoire, je pense qu’il y a problème. Je souhaite vraiment que l’accord soit mis en œuvre. Je pense que l’application de l’accord doit s’effectuer parce que chaque mort est un mort de trop. En tout premier lieu, tant qu’il n’y aura pas l’Etat, que les populations soient rassurées, qu’elles aient confiance en l’Etat, le représentant de l’administration, tant que cela n’est pas, je pense qu’il y aura des problèmes d’insécurité. Cette population est complètement abandonnée à elle même. S’il n’y a pas l’Etat, il n’y a rien. Mais si l’Etat y est, c’est l’administration. Toutes les forces de sécurité seront là pour sécuriser, les Famas seront là pour traquer les djihadistes ».
Pour des observateurs, la responsabilité de l’insécurité au Nord et au Centre, est partagée autant par le gouvernement, que les groupes armés et la communauté internationale qui doit davantage matérialiser son soutien au Mali. Aussi, certains comme Serge Daniel demandent la présence indispensable d’un hélicoptère survolant en permanence certaines parties du territoire.
MD avec Studio Tamani
Source:L’Indicateur Du Renouveau 01/06/2016.