LES BREVES

Séméga a tenté de dissiper les nuages qui assombrissent son parti, en faisant croire qu’entre lui et Bittar, c’est la lune de miel. “Il n’y a pas eu de guerre entre Bittar et moi, au point qu’on se regarde en chiens de faïence. C’est vrai que parfois nous avons des divergences de vue sur beaucoup de choses, mais tout va bien entre nous”, a-t-il expliqué devant les journalistes qui n’en revenaient pas.

PrimaireS ADEMA

La section VI favorable à un report

La section VI ADEMA/PASJ du District de Bamako, dirigée par le ministre du Logement des Affaires foncières et de l’Urbanisme, Yacouba Diallo, est favorable à  un report de la date des primaires du parti de l’abeille. Cette décision a été prise, le vendredi dernier, au cours d’une réunion du bureau de la Section. Le hic, c’est que cette réunion a été  tenue en l’absence du Secrétaire général de la section qui était en mission à l’extérieur du pays. Selon de sources proches de la section, dans les jours à venir, elle compte adresser une lettre au Comité exécutif du parti dans ce sens. Nos sources nous apprennent que certains cadres de la Section estime que l’ancien Président de la République, Alpha Oumar Konaré, et l’actuel n’ont pas encore été  consultés par rapport au choix du candidat qui portera les couleurs du parti durant la présidentielle de 2012. Il reste maintenant à  savoir quelle sera l’appréciation du Secrétaire général, lorsqu’il rentrera de son voyage.

Rendez-vous pour le Consulat de France

La croix et la bannière

Avez-vous déjà  tenté d’obtenir un rendez-vous pour une demande de visa au Consulat de France à Bamako ? Si non, prémunissez-vous tout d’abord d’une bonne dose de patience, faites du jogging tous les jours pour avoir des nerfs d’acier et surtout ayez un courage d’Indien. Pour désengorger ou plutôt se débarrasser des demandeurs de visa, le Consulat de France au Mali a mis en place un nouveau système via internet.

On se rend sur le site de l’ambassade et on pénètre le domaine réservé au rendez-vous visa. C’est là où tous les problèmes commencent. A gauche, on demande au requérant de cliquer sur “Prendre rendez-vous”. Puis “Inscrivez-vous pour un rendez-vous en sélectionnant sur le calendrier une journée parmi les dates encore disponibles (signalées en noir) puis en cliquant sur le crayon disposé sur le créneau que vous avez retenu. Attention:   les dates et heures proposées ne tiennent pas compte des décalages horaires pouvant rendre caduques les premiers créneaux de cette liste”.

Mais, voilà ! Le calendrier s’affiche, les dates aussi. Par contre, pas de noir à  l’horizon, ni de “crayon disposé sur un créneau”. Pendant plus de soixante douze heures, nous avons tenté. En vain. Nous avons donc décidé de joindre par téléphone le Consulat. Nous avons eu au bout du fil un robot. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le standardiste qui nous a répondu. Le ton était sec. A la limite, arrogant. Pour les Maliens qui veulent se rendre en France, la couleur de ce qu’ils subiront, une fois arrivée là-bas, leur est déjà annoncée. Mieux vaut tenter dans une autre ambassade européenne. Puisque Schengen égale à Schengen.

COUP DE THEATRE AU SEIN DE LA RUCHE A PROPOS DES PRIMAIRES

Marimanthia Diarra se démarque de la Commission de conciliation

Le Secrétaire général de l’ADEMA, Marimanthia Diarra, réputé  fort longtemps comme étant “un saboteur”, au service de l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, vient de prouver les soupçons que certains de ses camarades ont exprimés  à son endroit.

En effet,  le vendredi 22 juillet, l’ancien ministre du Plan a fait parvenir à la Commission de conciliation, présidée par Oumarou Ag Ibrahim, 4ème vice -président et, surtout patron du Haut Conseil des Collectivités, une correspondance.

Il dénonce à travers cette lettre “le retard pris par la Commission de conciliation pour se mettre à l’œuvre dans le cadre de la reformulation de ses missions”.

Ensuite, il désapprouve le fait que “les critères retenus par cette instance,  pour parvenir à un candidat consensuel, n’ont pas été communiqués aux sept candidats”.En clair, il met  en doute l’impartialité  de cette commission, laquelle a comme rapporteur le très vieux militant de tous les temps, Adama Samassékou, compagnon d’Ibrahim Ly. En conséquence, il dit ne pas reconnaitre les conclusions du rapport qu’Oumarou Ag Ibrahim et camarades sont en train de rédiger.

Autrement dit, Marimanthia Diarra est le seul candidat, à nos jours, à  se démarquer de la Commission de conciliation. C’est dire également que, quel que soit le candidat consensuel retenu, le Secrétaire général de l’ADEMA ne le reconnaitra pas. Il est donc dans une autre logique, celle de la trahison, de la déstabilisation du parti au profit d’une tierce personne. Parce que les arguments avancés par Marimanthia Diarra ne tiennent pas du tout la route. C’est du dilatoire. Le comportement de celui qui a en charge l’administration du parti n’étonne que ceux qui ne le connaissent pas.

En effet, c’est le même Marimanthia Diarra, qui a œuvré avec neuf autres, en 2002, pour saborder le candidat du parti à la présidentielle. Ils ont fait couler Soumaïla Cissé contre toute logique de parti, d’intérêts collectifs, pour assouvir leur besoin personnel. C’est ainsi que lui-même, Iba N’Dia ye et Seydou Traoré sont devenus ministres. Les autres se sont contentés de postes dans la haute administration.

Marimanthia Diarra est la solide réputation depuis le PGRN d’être un homme qui ne défend que ses seuls intérêts.

La trahison est le moyen le plus sûr par lequel il réussit très souvent. Comme on le dit, qui trahira une fois trahira toujours. Or en politique, c’est la chose la plus partagée. Il est donc en terrain connu.

Pour l’instant, Iba N’Diaye n’est pas dans la même logique que le Secrétaire général du parti. Il a juré, à maintes reprises, la main sur le cœur, qu’il accompagnera le candidat  qui sera investi par le parti. Mais attendons pour voir.

Quant à  Sékou Diakité, réputé pour sa discipline, il n’y a jamais eu de doute sur le fait qu’il suivra celui qui sera désigné par le parti. Idem pour les candidats les moins connus : Harouna Bouaré, Ousmane Traoré, Tiéoulé Konaté.

Rappelons que c’est le samedi 23 juin que le nom du candidat consensuel devra être connu.

Mais 24 heures auparavant, avec le rapport de la Commission de conciliation, on pourrait bien savoir celui qui portera les couleurs du parti en 2012. Ce choix n’engagera pas Marimanthia Diarra.

A suivre

Le 22 Septembre 20/07/2011