Le prix de la pomme de terre a doublé La faute à GDCM de Modibo Kéita ?

Le président du conseil d’administration de GDCM (Grand distributeur de céréales au Mali), Modibo Kéita aurait reçu une subvention pour tenir bas le prix de la pomme de terre. Il n’aurait pas respecté ses engagements, le tyran du GDCM.

Le mois de décembre 2019 a vu les prix de la pomme de terre passées de 300 à 600 francs CFA le kilo à Bamako ; donc du simple au double. Qu’est-ce qui explique une telle hausse ? La pomme de terre est non seulement produite au Mali mais, elle est aussi importée par des opérateurs très actifs sur les marchés. Il ne doit donc pas avoir de pénurie et moins encore de hausse vertigineuse des prix.

En investiguant sur le sujet, nous sommes tombés sur des sources dignes de foi qui ont affirmé que la faute incombe au patron du GDCM (Grand distributeur de céréales au Mali) Modibo Kéita dit Modiboni. L’accusé aurait reçu, de la Banque Mondiale, la somme de 50 milliards francs CFA de subvention pour bloquer la hausse des prix de la pomme de terre à 225 F CFA.

Ces accusateurs affirment que ce qu’ils disent est d’autant plus vrai que c’est en suivant les informations sur la télévision d’Etat, ORTM, qu’ils ont appris la nouvelle. Quand un groupe d’une dizaine de pères de famille respectables s’accordent sur une information, il est difficile de ne pas le croire. Ces révélations ont donc causé notre gêne et nous avons voulu vérifier. Quoi de normal alors que de rentrer en contact avec la société ?

Le mercredi 8 janvier donc, nous sommes entrés en contact avec le GDCM par téléphone. L’assistante nous a dirigés vers un certain Maïga qui a estimé qu’il était un simple agent. Revenus à l’assistante, celle-ci a voulu nous renvoyer de nouveau à Maïga. Nous lui avons alors expliqué que notre obligation était de chercher à recouper et qu’en cas de refus, nous pouvions publier l’information reçue. Elle change de posture et nous demande un numéro portable. «Je vous reviens… Je vais aviser le PCA», a-t-elle conclu.

C’est un Monsieur imbu de sa personne, arrogeant et agressif qui nous contacte avec grossièreté pour nous couvrir de propos peu amère «pourquoi vous me demandez ça, puisque vous avez cru ce que les gens là vous ont dit. Vous avez menacé ma secrétaire … Nous on est vendeurs de pommes de terre je ne suis pas au courant du marché, on est au courant de rien» !

C’est lui seul qui parle et on ne peut pas avoir un dialogue avec lui. Pour le PCA de GDCM, Modibo Kéita dit Modiboni, les autres sont faits pour l’écouter et dire oui. Travailler avec un patron aussi tyran ne doit pas être facile.

Le GDCM compte un département «pomme de terre». La société produit (et cela crée énormément d’emploi et génère beaucoup de profit pour les villageois) et alimente le marché malien en pomme de terre fraiche et de qualité.  Si bien que les importateurs de pomme de terre, dont une Madame LAH qui a tout fait pour le détruire en 2016-2017, le combattent avec la complicité de certains fonctionnaires.

Donc quand «Modiboni» dit ne pas être vendeur de pomme de terre et n’être au courant de rien, c’est très petit. S’il change d’avis pour se défendre, Le Matin lui est toujours ouvert !

Tientiguiba DANTE