EXAMENS SCOLAIRES Moraliser la fuite de sujets et la fraude…

A quelques semaines du top départ des examens scolaires, les autorités expérimentent des mesures dites rigoureuses pour éradiquer la fuite de sujets et la fraude. Mais, ces initiatives peuvent-elles circonscrire ces deux phénomènes devenus presqu’un sport national de nos jours ? Voire…

Le gouvernement, à travers le ministère de l’Education nationale, veut moraliser les examens scolaires. C’est ainsi que de nouvelles dispositions ont été prises dans le but de combattre la fuite de sujets et la fraude. Ces actions concernent le déroulement des examens scolaires, avant, pendant et après.
Des rencontres initiées auprès des responsables des services déconcentrés et décentralisés et les autres acteurs de l’école entrent dans ce cadre. Et le ministère, à travers cette approche, voudrait s’imprégner des préoccupations de l’ensemble des partenaires et acteurs de l’école, d’informer, sensibiliser et aider à dégager les stratégies communes et à mettre en place un dispositif cohérent pour le bon déroulement des examens scolaires.
Pour réussir ce challenge, des activités seront organisées avec la mise à disposition des acteurs et partenaires d’un apport. Au mieux, il s’agit, selon le département de l’Education, de créer un cadre de dialogue avec les administrateurs scolaires, enseignants, parents d’élèves, syndicats, APE, CGS et autres.
De ce fait, sur la question typique de la fuite des sujets et de la fraude, c’est une évidence, les deux phénomènes existent et ont même pris des proportions inégalées de nos jours.

Des impacts négatifs
Tout le monde s’accorde à reconnaître que la persistance du phénomène aura des conséquences néfastes sur l’avenir des enfants. Et pour les candidats, il s’agit d’une fausse réussite : “Ils ne seront pas capables de poursuivre des études dans le cycle secondaire ou supérieur parce qu’on ne pourra pas les aider indéfiniment. Pis, les candidats abonnés à la fraude sont des diplômés d’un établissement technique où ils seront incapables d’exercer correctement leur métier”.
Sur le système éducatif, l’impact est qu’il sera décrédibilisé, dévalorisé aux yeux de la population et de partenaires, car les rendements à l’interne et à l’externe sont négatifs. En plus, c’est l’image du pays qui se dégrade avec une répercussion sur les ressources humaines compétentes.
Autant des raisons qui justifient la démarche des autorités en charge de l’éducation nationale de travailler à la moralisation des examens scolaires. Plus qu’un impératif, il s’avère nécessaire de pousser la réflexion et de trouver des voies et moyens pour éradiquer la fuite et la fraude dans les examens nationaux.
Cependant, les mesures proposées par le département peuvent-elles suffire pour gagner le pari de zéro fraude ? C’est là que réside le vrai défi de la moralisation.
Au passage, parmi les mesures en vigueur cette année, l’accès à la salle d’examen qui sera conditionné à la présentation d’une pièce d’identité en cours de validité (scolaire, civile, militaire ou passeport). Aussi les candidats doivent-ils être en place avant le début de chaque épreuve, avoir en permanence sur la table leur carte d’identité en cours de validité en vue de l’appel et des vérifications.
Il est formellement interdit aux candidats de sortir avant la remise de leurs copies dûment signées, sauf cas d’indispositions, entre autres mesures.
Alpha Mahamane Cissé