ENCORE RANDGOLD ET CES EMPLOYES : Les travailleurs de “SOMILO” Société des Mines d’Or de Loulo filiale de “Randgold” Son en Sit’in depuis mercredi 05 Décembre 2018, pour réclamer le traitement de leur salaire sur le nouveau salaire de base négocié en 2016

Les faits:

L’affaire remonte en Mars 2016 ou les travailleurs ont reçu une augmentation salariale sur leur salaire de base après un arrêt de travail comme celui en cours.

Les travailleurs de Somilo depuis 2005 que la mine a été ouverte jusqu’en 2017 n’ont obtenu aucune augmentation salariale, malgré les surproductions avec des records battus chaque année soit plus de 10 ans toutes les revendications syndicales sont les poussins qui meurt dans l’œuf et avec le boycotte incessant des différents préavis de grèves et de grève avec des méthodes hors la loi. LES travailleurs ont décidé de passé à la vitesse supérieure en passant par une autre technique pour se faire entendre qui est le sit-in ou tous les travailleurs se regroupe dans l’enceinte de la mine en refusant de travailler, cela a commencé en 2016 quand RandGold avait offert 500.000F CFA à chaque employé d’une autre de ces filiales en Côte d’ivoire (Tongon S.A) en fin d’année comme bonus en compensation aux actions alloués aux chefs de départements a la même période qui peut atteindre les Cent Millions souvent par personne et chaque fin année, les 500 000F ont été alloué à ces travailleurs après avoir dénoncer cette pratique discriminatoire de RandGold.

Les travailleurs de la Somilo étant dans la même situation parce que c’est la même compagnie (RandGold) ceci venant s’ajouté a une frustration générale à cause du fait que tous les mines du Mali ont un salaire meilleur que les travailleurs de la somilo souvent le triple, cela a été constaté après une enquête sur la masse salariale de toutes les mines du Mali par la direction de la Somilo un travail commun avec les syndicats à la demande du Comité syndical, ce sont donc ces frustrations accumulés qui ont poussés les travailleurs à aller vers un arrêt de travail général en 2016 pendant 4 jours d’arrêt la Somilo cèdes face à la détermination des travailleurs ce qui a abouti à une augmentation sur le salaire de base, et après finalisation du document du Protocol d’accord, le lendemain lors de la signature les syndicats ont aperçu qu’il y’a eu des changements dans le document pré-élaboré en présence de tous (PDG, Direction Somilo, travailleurs et Syndicats) la modification dit que le salaire continuera à être traité sur l’ancien salaire de base parce qu’il y’a des primes qui sont liés au salaire de base quand le salaire augmente ces primes augmentent, notamment la Prime De Risque qui fait 75% du salaire de base pour les travailleurs de la mine souterraine et 35% pour ceux qui travaillent à la surface la direction s’est rendu compte plus tard que l’augmentation du salaire de base va augmenter ces primes et a décidé de revenir sur sa décision de calculer le salaire sur l’ancien salaire de base ce qui a rapidement été rejeté par les travailleurs et le comité syndical, les travailleurs reçoivent deux salaires de base sur leur bulletin de paie depuis Mars 2017, un salaire de base pour montrer l’augmentation reçu et l’autre pour le traitement du salaire. Et depuis, cette situation est fortement contesté par l’ensemble des travailleurs après plusieurs revendications des syndicats pour calculer le salaire sur le nouveau salaire de base sans succès.

Ce mercredi 05 Décembre 2018 à 6h du matin les travailleurs ont décidés d’arrêter le travail pour observer un sit-in général dans la mine réclamant le traitement de leur salaire sur le nouveau salaire a défaut de ça, pas de travail!
De ce mercredi jusqu’à l’heure actuelle il n’y a pas eu un centime de production a la mine, les autorités locaux à savoir le maire de la commune de Sitakili, le préfet du cercle de Kénieba, les chefs de village ont tenté une médiation de tous les côtés sans succès.

LES travailleurs et la Somilo reste sur leurs positions. ce matin samedi 08 Décembre 2018 aux alentours de 9h les force de l’ordre sont venues dans l’enceinte de la mine pour demander aux travailleurs de quitté les lieux de travail à défaut de quoi la force sera utiliser pour faire dispersé le sit-in en cours pour motif de trouble à l’ordre public, les travailleurs pour ne pas être en conflit et par respect aux forces de l’ordre ont vidé les lieux même s’il ont des doutes sur cette pratique aux yeux de la loi, à présent les travailleurs son campé a 1Km de la mine attendant que la compagnie revienne à des bons sentiments et décide de satisfaire leur revendication pour que la reprise des travaux soit effectif et la direction aussi de son côté reste catégorique sur sa position pour la non satisfaction de la dite revendication.