ELECTIONS PARTIELLES D’ANSONGO Soumaila Cissé saisit le PM pour “des menaces de mort” contre un de ses élus

URD PRESENTE SES VŒUX DE 2016 A LA PRESSE

Selon des informations proches du principal parti d’opposition, l’Union pour la République et la Démocratie, des “menaces de mort” ont été adressées à l’un de ses responsables qui a dénoncé des “fraudes” au profit « du candidat du pouvoir lors d’une élection législative partielle de dimanche dernier à Ansongo. Le chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé a décidé hier de saisir le Premier ministre, Modibo Keïta.

L’Union pour la République et la Démocratie, principal parti d’opposition , a fait cas hier des “menaces de mort” adressées à l’un de ses responsables qui a dénoncé des “fraudes” au profit « du candidat du pouvoir lors d’une élection législative partielle de dimanche dernier à Ansongo. Le chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé a décidé hier de saisir le Premier ministre, Modibo Keïta.”Nous prenons ces menaces au sérieux. Je vais prévenir le Premier ministre (Modibo Keïta) mais nous n’accepterons pas d’être intimidés”, a déclaré à l’AFP Soumaïla Cissé.

On se rappelle, dimanche dernier a eu lieu le 1er tour de l’élection législative partielle a été organisé à Ansongo, dans la région de Gao, pour pourvoir le siège vacant après le décès de son titulaire, membre de l’URD.

Le candidat de cette formation et celui du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir, sont arrivés en tête, avant un second tour le 31 janvier.

Après la publication des résultats provisoires mardi, un élu de l’URD avait dénoncé “des fraudes massives dans une des sept communes du cercle d’Ansongo”.

“Dans la commune de Tessit, on nous dit que 98% des inscrits ont voté, alors qu’on sait bien qu’à cause de l’insécurité cette commune s’est vidée de ses habitants. Il y a eu tout simplement bourrage systématique des urnes de la part des partisans du candidat du parti au pouvoir”, a déclaré à l’AFP le député URD Abdoul Malick Diallo.

“Pour avoir dénoncé ça, j’ai été ce mercredi matin menacé de mort à deux reprises au téléphone par une voix que je ne reconnais pas”, a ajouté M. Diallo.

Maliki avec Afp