Crise au Nord / L’Ams-Uneem : « L’unité et l’intégrité nationales ne sont pas négociables »

Pratiquement, tous les intervenants ont convergé dans ce sens. Boncana Ibrahim Maïga a fait l’historique de la rébellion au Nord de notre pays. Il a fait état de l’attaque de Ménaka, en 1990, des groupes du Mpa et du Fiaa et de leurs démembrements, Fpla, Arla. Il a mentionné les différentes rencontres nationales et sous régionales, la signature du pacte national et de l’Accord d’Alger pour résoudre les crises. Après avoir cité les défis dans l’espace sahélo-saharien (économiques, prolifération des trafics, Aqmi…), Boncana Ibrahim Maïga a signalé l’évolution des problèmes qui ont pris des aspects politiques de revendication territoriale. Il a toutefois conclu à l’indivisibilité du Mali et la nécessité de combattre des gens sans foi ni loi. Ensuite, Oumar Arboncana Maïga a lu la déclaration liminaire de l’Ams-Uneem sur le Nord Mali.

La déclaration insiste sur l’unité du pays, berceau d’empires prestigieux, un pays de paix, d’hospitalité et de diversité ethnique. L’association s’est indignée des actes posés par des individus connus et animant des réseaux terroristes et mafieux comme Aqmi, Mnla… L’Ams-Uneem a demandé que les officiers félons soient traduits devant la Cour martiale et radiés à vie de l’armée. Elle dénonce le traitement privilégié de certaines communautés, exige l’audit des projets du Nord. L’Ams-Uneem récuse les accords passés : Pacte national, Accord d’Alger et exige de nouvelles plateformes de négociation.

Outre les conférenciers, les participants au débat, entre autres, Zeidane Ag sidi Lamine, conseiller spécial à la présidence, Ilal Kamar Ag Oumar, directeur de protocole de la République, Hamma Abba Cissé, président des commerçants détaillants, étaient tous unanimes à reconnaitre l’intégrité territoriale du pays.

Toutefois des désaccords ont été notés concernant la solution militaire prônée par l’Ams-Uneem et dont le journaliste Moussa Hari Maïga a tenu à expliquer la pertinence au public. L’ancien leader de l’Aeem, Issa Mariko, a proposé la solution politique et Djiguiba Kéita a affirmé qu’il fallait des solutions politiques, militaires et diplomatiques.

Baba Dembélé

Le Républicain Mali 05/03/2012