Côte d’Ivoire : les «pro-Gbagbo» s’inquiètent des récentes inculpations

Les douze inculpations récentes portent à 38 le nombre des «pro-Gbagbo» en passe d’être traduits devant les tribunaux ivoiriens. Si toutes les charges annoncées sont retenues, Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI (Front populaire ivoirien), Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président, Geneviève Bro Grébé, l’ex-chef des «femmes patriotes» et leurs neuf co-inculpés, devront répondre d’au moins cinq chefs d’accusation : «atteinte à la défense nationale», «complot contre l’autorité de l’Etat», «constitution de bandes armées», «participation à un mouvement insurrectionnel» et «rébellion»

Ces inculpations sont intervenues peu avant et peu après l’appel au retour du président Alassane Ouattara aux Ivoiriens qui ont quitté leur pays lors de la récente crise. Les cadres pro-Gbagbo expriment des doutes en réponse à cette main tendue. Il y a bien sûr quelques officiers, qui s’étaient battus pour la cause de Gbagbo et sont déjà revenus en Côte d’Ivoire.

Mais le porte-parole de la coordination FPI en exil, Adou Asoa, dit que les inculpations en cours et les mandats d’arrêt internationaux lancés à l’encontre des caciques déchus, inquiètent les exilés qui voudraient rentrer. Il y aurait encore, hors de la Côte d’Ivoire, quelques milliers de pro-Gbagbo, civils et militaires, principalement au Ghana voisin.

 

RFI 11/08/2011