Anniversaire de la création de l’Armée malienne / Un « Carré des Armées »

20 janvier 1961-20 janvier 2012, l’Armée malienne a 51 ans. Et, quelque soit les circonstances que vit le pays dans sa partie nord, cela ne devait pas passer inaperçue. Une cérémonie en deux actes, a été organisée pour commémorer cet anniversaire. Le premier acte fut l’inauguration du « Carré des Armées » et le deuxième a été la prise d’armes matérialisée par un défilé militaire. Tout juste, avant la coupure symbolique du ruban, le Général Béguélé Siorro, Chef d’Etat major général adjoint de l’Armée malienne, a indiqué que la célébration du 5ème anniversaire de la création de  l’Armée intervient dans un contexte où les Forces Armées et de Sécurité sont fortement engagées dans des opérations de défense de l’intégrité du territoire national et de sécurisation de nombreux points stratégiques du pays. « Je voudrais donc saisir cette occasion solennelle pour réaffirmer la détermination inconditionnelle et l’engagement ferme de l’ensemble des Forces Armées et de Sécurité pour mener à bien ces missions dans l’intérêt supérieur de la Nation malienne », a-t-il déclaré. Après une pieuse inclinaison devant la mémoire du Général Abdoulaye Soumaré, le père fondateur de l’Armée nationale, il a rendu un hommage mérité à ses braves compagnons d’armes et à tous ceux qui, au nom de la mère patrie, ont promptement quitté l’armée française au mépris des avantages combien importants dont ils pouvaient bénéficier en restant dans l’administration coloniale. Ce sont : feux Oumar Sy, Capitaine Pinana Drabo, Capitaine Sékou Traoré et lieutenant Balla Koné… Il a ensuite rappelé que dès le lendemain de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale et suite à l’éclatement de la Fédération du Mali, le père fondateur de la Nation malienne, Modibo Keita, créait le 1er octobre 1960 la vaillante Armée nationale. Selon lui, la célèbre déclaration historique du Président Modibo Keita devant le corps diplomatique le 20 janvier 1961, a connu  son aboutissement  effectif le 5 décembre 1961 avec le départ du dernier soldat français du sol malien. Il a salué les efforts exceptionnels fourni par le Président ATT pour mettre les Forces Armées et de Sécurité dans les meilleurs conditions de vie et de travail. Il a aussi estimé que l’adaptation constante de l’outil de défense aux besoins de sécurité est demeurée au cœur des missions. Cependant, il a admis que la mission confiée aux forces armées et de sécurité est délicate, pour la simple raison que l’ennemi potentiel attendu de l’extérieur, implique un ennemi intérieur très versatile. « C’est pourquoi la mission de défense nationale et de sauvegarde de la paix et de la sécurité se mène avec professionnalisme et discernement en évitant l’amalgame », a-t-il déclaré. Avant de rappelé la mise en œuvre du Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement du nord (PSPSDN) qui traduit la détermination du Président ATT pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité. Ensuite, sous la musique de la fanfare du génie militaire, des écoles de formation aux anciens combattants, tous les corps d’arme qui composent l’armée malienne, ont défilé.

Assane Koné

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Un carré  des Armées sous l’œil vigilant de la stèle du Général Soumaré

Situé à la descente nord du troisième pont, le Carré des Armées, de forme rectangulaire, mesurant 240m de long sur 20 m de largeur,  ouvre la voie à une connaissance de l’institution militaire. Ses monuments et gravures sont en effet révélateurs de l’histoire et de l’évolution de l’armée malienne au travers des âges. Sous le regard admirateur du Général Abdoulaye Soumaré, le Carré des armées est jalonné de monuments qui sont essentiels pour comprendre l’histoire de l’armée du Mali. Selon le général Béguélé Siorro, ces monuments rappellent tantôt le rôle des « Doso » ou chasseurs traditionnels et celui des « Sofas » dans le fondement de l’Armée malienne. On y trouve aussi la statue du soldat fier de sa victoire, mais aussi la femme, gardienne historique de la paix. La participation du tirailleur sénégalais aux campagnes coloniales et les aspirations du soldat contemporain à maîtriser les méthodes modernes de combat, de même que la vocation de l’armée malienne à contribuer au développement socio-économique du pays, occupent une bonne place. Pour sa réalisation, l’Etat a dépensé plus de 200 millions de FCFA.    

Assane Koné

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La première dame fête avec les femmes des camps militaires

L’association des femmes des camps a célébré ce Jeudi 19 janvier 2012 dans la cour de la douane sise à Faladié, le 51e anniversaire de l’armée malienne. La  marraine de l’événement, madame Touré Lobbo Traoré, a  fait le déplacement pour la circonstance. Plusieurs personnalités de la Douane et de l’armée malienne  étaient présentes dont le directeur général de la douane, le colonel Modibo Maiga.  Pour animer la fête, les femmes des camps ont fait appel à Abdoulaye Diabaté, Saramba Kouyaté et d’autres artistes. Ces artistes ont tenu en haleine le public venu massivement pour l’événement. Lors de son discours, Modibo Maiga, au nom de l’ensemble des forces armées maliennes de sécurité et des paramilitaires, a remercié la première dame pour son engagement auprès des femmes maliennes. Cette visite de la première dame aux femmes des camps   n’est pas fortuite car  les recettes réalisées par l’administration des douanes au titre de l’année 2011, se sont chiffrées à 302, 176 milliards FCFA  pour des prévisions de 300, 945 milliards F CFA, soit un excédent de 1, 231 milliard de FCFA et un taux d’exécution de 100,41%. Ce résultat atteste des efforts déployés par le service malgré un environnement difficile marqué par : la flambée du prix des produits énergétiques et alimentaires ; la non application de la taxation effective des produits pétroliers ; les exonérations sur les produits de première nécessité etc. Ainsi, pour minimiser les effets de cette tendance inflationniste du cours des produits susvisés sur le pouvoir d’achat des consommateurs, le gouvernement a subventionné les prix de certains produits comme les produits pétroliers, le riz, le sucre, le lait et l’huile alimentaire et ce en renonçant à une part importante des recettes douanières.

Madiassa Kaba Diakité

Le Républicain 23/01/2012