TOMBOUCTOU La formation et l’emploi des jeunes comme rempart contre la violence communautaire

La mairie de Tombouctou a abrité, le 29 mars dernier, le lancement officiel d’un Projet
d’Appui à la Réduction de la Violence Communautaire (RVC) et à la consolidation de la paix
à travers la formation et l’insertion socioprofessionnelle de 80 jeunes de la commune
urbaine de Tombouctou. Ce projet vise à accompagner la formation et l’installation de 80
jeunes dans huit filières de formation : coupe et couture, maroquinerie, boulangeries,
pâtisseries, menuiserie bois et métallique, réparation motos et autos, réparation
photovoltaïque et pompe immergée. Il est financé par la MINUSMA à travers sa Section de
la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Désarmement, de la Démobilisation et la
Réinsertion (RSS-DDR), pour plus de 50 millions de FCFA.
Exécuté par l’ONG NORDEV (Nord et Développement) pour une durée de cinq mois, la mise
en œuvre de ce projet contribuera à la consolidation de la paix et à la cohésion sociale à
travers la création d’opportunités d’emploi pour ces 80 jeunes hommes et femmes dits "à
risque" (susceptibles d’intégrer des groupes armés) dans cette localité.
Le projet permettra également d’impacter positivement l’économie de la ville, afin de
contribuer significativement à la réduction de la violence et de l’insécurité. « Nous saluons
cette initiative de la MINUSMA, qui est une des préoccupations majeures des jeunes pour
contribuer à la création de leur propre entreprise. J’exhorte tous les acteurs impliqués dans
la mise en œuvre de ce projet tant prometteur pour la jeunesse à son exécution correcte,
dans ses différentes phases », a indiqué Alhaj Mahamane Touré, président du Conseil local
de la jeunesse de Tombouctou.
La cérémonie a réuni le maire de Tombouctou, le coordinateur des chefs de quartiers, des
représentants de services techniques de l’Etat et des collectivités, des acteurs intervenants
dans le domaine de la formation socioprofessionnelle, des représentants de la Section RSS-
DDR ainsi que des éléments de la Police des Nations Unies (UNPOL) et des observateurs
militaires (MILOBs).
Zan Diarra avec la Minusma