Terrorisme dans le sahel Iyad Ag Ghali défie l’opération Barkhane

Dans une vidéo, publiée le 5 août sur You Tube, Iyad Ag Ghali parle des « exactions commises contre les Maliens » et affirme que le jihad est « une obligation légale ». « Les intentions françaises sont claires : spolier le Mali, un pays naturellement riche. Quant aux miennes, elles restent les mêmes : mettre en place la loi de Dieu (la charia) », prône-t-il.
Par cette vidéo, le natif de Kidal, placé sous mandat d’arrêt international par Interpol en 2013, réaffirme son appartenance à Aqmi. Ce qui constitue une menace pour les Français, qui viennent de transformer l’opération Serval en opération Barkhane, étendue à quatre autres pays du Sahel, avec N’Djamena comme épicentre de la décision.
La mise en scène du leader d’Ançar Eddine était classique : drapeau salafiste et Kalachnikov sont disposés de part et d’autre. Il se trouverait présentement dans le Nord du Mali, à la frontière algérienne où une base de l’opération Barkhane serait logée bientôt. Son intervention corrigerait la « campagne de désinformation » dont Ançar Eddine fait l’objet dans ces temps.
« Nous sommes toujours présents et infligeons des pertes à l’ennemi », assène l’ancienne idole des séparatistes touareg, pour sa participation aux rébellions précédentes, aux accords de paix de Tamanrasset en 1991, et d’Alger en 2006, avant  d’appeler à l’unité contre les « occupants », et mettre en garde les musulmans qui aident la France. Il faisait allusion aux victimes de Serval.
Il a rendu hommage aux combattants ailleurs dans le monde : Somalie, Centrafrique, Irak, Syrie… Une manière pour l’ancien conseiller consulaire du Mali à Djeddah (Arabie saoudite) de dire que son combat dépasse maintenant les frontières de l’Azawad et de sceller son divorce d’avec ses alliés du MNLA et HCUA.
En tout cas, le chemin sera dur pour l’opération Barkhane qui sera bientôt lancée pour lutter contre les menaces terroristes dans le Sahel, si l’on sait qu’Iyad Ag Ghali reste un renard du désert.
Bréhima Sogoba