Sortie de crise au nord Malien Ouaga capitale du bluff Les négociations unilatérales CDEAO envahis

Par ailleurs la caractéristique fondamentale de la méthode de la médiation basée sur  le distinguo entre « rebelles » et terroristes- Djihadistes- narcotrafiquants. Il apparait clairement que cette procédure de négociation adoptée par Ouaga est une méprise grave de la situation telle que vue par les maliens. C’est ainsi qu’en recevant une soi-disant délégation du point focal des preneurs d’otages Iyad Ag Galli, le Ministre des affaires étrangères du Faso Djibril Bassolé a déclaré que la négociation souhaite qu’Ançar Dine se démarque totalement des Djihadistes terroristes et rejoigne le « MNLA » dans le pool de négociation avec la CEDEAO. De  l’analyse des Maliens, une telle dichotomie est inacceptable et même hors  de question dans tout règlement de la récupération du septentrion. En fait, une telle approche décidée par la CEDEAO consisterait, en faite, à accorder à des apatrides sans foi ni loi des avantages (large autonomie dixit MNLA «absolution de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité…). Parallèlement à cette parodie de négociation, la communauté internationale qui n’est, en réalité, intéressée que par la lutte sous toutes ses formes contre le terrorisme international incarné par Al-Qaïda mettra le septentrion à feu pour en finir une bonne fois pour toute avec AQMI-MUJAO-Boko-haram et tous les autres groupements qui pullulent dans le  secteur saharien.

Voilà le sens véritable de l’obstination de la CEDEAO à vouloir imposer au peuple malien un règlement négocié de la question de l’occupation du nord malien. Pour les observateurs avisés et pour le peuple malien, la CEDEAO s’est trompée lourdement dans la mesure où les Maliens souffrent le martyre d’une part et d’autre se préparant dans le même temps à écraser tous les crabes sans distinction aucune. En outre, le ‘’MNLA’’ vient de faire un pied-de-nez à la médiation avec la proclamation officielle fortement médiatisée de la création de son territoire sur les limites intangibles des frontières du Mali indépendant. Le paradoxe dans cette affaire, c’est que le peuple malien est absolument occulté, en tout cas, pour le moment de la valse des déplacements chez le Médiateur de la CEDEAO comme si c’est un peuple puéril, incapable de réfléchir et de décider par lui-même.

La CEDEAO doit rapidement se saisir et sortir de cette foire du bluff qu’elle a orchestrée au risque de se décrédibiliser  totalement aux yeux des peuples qui la composent dans la mesure où pour Iyad Ag Galli dans ce XXI ème siècle, il est impensable d’empêcher un peuple de choisir sa religion, autrement dit quelle que soit l’issue des tête-têtes avec la médiation, la charia reste et restera la constitution du Mali du nord au sud. A Ouaga de redevenir la capitale de la realpolitik en privilégiant l’option militaire.

BT     

Aide humanitaire pour le septentrion du Mali

Solidarité entre maliens du sud et du nord.

Depuis l’occupation des régions de Tombouctou, Gao et Kidal par des islamistes terroristes d’Al-Qaïda et des groupes de bandits armés du MNLA, les populations du nord du Mali, à  travers le collectif des ressortissants du nord (COREN) ne cessent de recevoir d’aide humanitaire de part et d’autre et continuent d’être soutenues par leurs frères du sud, qui, jour pour jour, les prouvent leur solidarité en les offrant des dons de toute nature. En effet, ce vendredi 15 juin 2012, la salle de conférence du COREN a abrité  deux grands événements de générosité en faveur des populations du nord.

D’abord le premier est initié par les populations de la ville de Nara, qui, suite à une quête, ont mobilisé  la somme de 610.000F que les responsables de l’association pour le développement du cercle de Nara en leur nom ont remis aux responsables du COREN pour subvenir aux besoins alimentaires et sanitaires de leurs frères et sœurs victimes de la rébellion.

Le deuxième est une initiative des ressortissants du nord du Mali résidents à Manantali. Leurs représentants ont remis une enveloppe de 1.060.000F au COREN pour les mêmes causes. Par ailleurs, les deux cérémonies conjointes ont été certes modeste, mais, très symboliques et pleines de signification. Elles traduisent également la volonté d’une fraternité entre les fils du même pays et d’une solidarité entre populations du nord et du sud. Ses gestes témoignent aussi qu’aujourd’hui nordistes et sudistes partagent les mêmes souffrances. En tout cas ils viennent tous de le prouver que l’unité nationale n’est pas un vain  mot et c’est dans cela qu’on a tout le sens de l’hymne national du Mali un et indivisible.

Sangho Souleymane

Le scorpion 20/06/2012