Sommet de l’Otan: Porochenko promet un cessez-le-feu en Ukraine

Le président ukrainien Petro Porochenko a rencontré les dirigeants occidentaux, juste avant l’ouverture du sommet. Il assure qu’un cessez-le-feu sera signé ce vendredi à Minsk

Comme prévu, l’Ukraine est désormais au coeur de toutes les préoccupations dans ce sommet de l’Otan à Newport. Avant son ouverture, une réunion informelle s’est tenue en petit comité, entre le président ukrainien Petro Porochenko et et les chefs d’Etat et de gouvernements des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Italie. L’objectif de cette réunion était d’évaluer la situation dans l’est de l’Ukraine, toujours théâtre de combats, et de juger la crédibilité du plan de paix formulé hier par Vladimir Poutine.

A la sortie de cette réunion informelle, le président ukrainien a confirmé que la signature d’un plan de cessez-le-feu avec la Russie devrait être annoncée d’ici demain : « Demain à Minsk, un document doit être signé prévoyant les étapes de la mise en oeuvre d’un plan de paix pour l’Ukraine. La disposition clé du plan est un cessez-le-feu. » A une condition cependant : que la réunion du groupe de contacts sur le règlement de la crise ukrainienne (qui comprend Russie, Ukraine et OSCE) ait lieu demain également à Minsk.

Petro Porochenko a aussi confirmé que son pays allait profiter d’une aide de l’Otan pour un renforcement de ses capacités militaires. On parle de la somme de 12 millions de dollars pour l’équipement militaire non létal de l’armée ukrainienne.

Le jour J, demain, à Minsk

Fort du soutien politique réaffirmé à Newport des Vingt-Huit pays membres de l’Otan, le président ukrainien repart pour Minsk ou de toute évidence, tout se jouera ce vendredi.

Si la raison devait l’emporter, un accord global devrait être signé dans la capitale biélorusse, entre Ukrainiens et Russes. Ceci entraînerait un cessez-le-feu général, le jour même, en début d’après-midi. Ce jeudi, les dirigeants séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine se sont d’ailleurs dit prêts à ordonner un cessez-le-feu en cas d’accord sur un plan de paix.

Ce serait là la première étape de pourparlers politiques entre toutes les parties ukrainiennes, ce qui comprend tant les autorités de Kiev que les séparatistes pro-russes, le tout sous l’égide de l’organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE).

Mais dans le cas contraire, si, comme certains l’affirment, ce plan de paix n’est qu’une façon pour Vladimir Poutine de gagner du temps et d’empêcher que l’Union européenne décrète comme prévu demain les sanctions économiques supplémentaires à l’encontre de la Russie, alors ce mince espoir disparaitrait, et l’engrenage fatal repartirait.

RFI