Résolution de la crise malienne   CEDEAO, U.A et N.U dans nos murs

Une mission de la CEDEAO (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouset), jointe à celle de l’U.A (Union Africaine) et des N.U (Nations-Unies) est à Bamako, depuis hier. Cette mission ministérielle du plus grand regroupement sous régional de l’Afrique, en collaboration avec les autres grandes institutions susmentionnées, tentera de trouver une solution à la crise politique malienne pour éviter d’en rajouter aux difficultés déjà existantes.

 

Ladite mission fera une visite de courtoisie à la Primature, rencontrera le M5-RFP devenue opposition malienne circonstancielle, puis l’imam politicien avant de se réunir avec la majorité présidentielle, les membres du cadre d’actions de médiation et de veilles des confessions religieuses et des organisations de la société civile, puis, le président de la République.

 

Il s’agit pour cette mission d’éviter l’enlisement de la situation, de réaffirmer que le président a été élu dans le cadre d’un mandat constitutionnel bien établi, que la seule option d’arriver au pouvoir reste et demeure l’élection. Aujourd’hui, le Mali traverse une crise sécuritaire et sociale aiguë, et la seule alternative pour la résoudre est l’union sacrée autour des valeurs et principes fondateurs de la Nation. Les Maliens doivent éviter de déstabiliser leurs propre pays. Les marches et manifestations sont prévues dans un cadre démocratique, mais ce groupe est habitué à mettre les institutions en branle. C’est ce qui inquiète la communauté internationale.

 

De constat, on a battu l’appel des talibés à l’intérieur et l’extérieur du Mali. Et tout le monde craint un Etat islamique en gestation de la part de l’imam. Or, la Constitution qui est notre loi fondamentale stipule qu’on ne peut mettre en cause la forme républicaine de l’Etat. Il urge donc pour la CEDEAO d’aider le peuple souverain du Mali à s’extraire des griffes « islamiques ». Mountaga Tall a combattu le régime de Moussa Traoré, d’Alpha Oumar Konaté, puis d’Amadou Toumani Touré. Pour sa lutte contre ATT, il s’est allié à IBK. Cela ne l’a pas empêché d’aller voir le putschiste Amadou Haya Sanogo après le coup de force contre son « ami » ATT. Une fois avec ATT, il a dépecé IBK en morceaux avant de négocier son entrée dans son gouvernement. Quelle honte ! Et aujourd’hui, il a engagé un combat à corps perdu contre l’actuel chef de l’Etat. Son cas est différent d’Oumar Mariko qui a combattu tous les régimes en refusant d’adhérer à leur gouvernement. Oui, Mariko est honnête et sincère dans son combat. Au moins, il est resté égal à lui-même contrairement à un Tall qui a juré la main sur le cœur qu’il ne sera jamais ministre au Mali. Dieu ne le pardonnera jamais pour ce parjure.

 

Par leurs fautes, notre pays est sujet à des chaos. C’est l’Extérieur qui vient toujours prêter mains fortes à nos autorités pour éviter un bain de sang, une déliquescence tout court. Les détracteurs font semblant d’être avec le peuple et dès qu’ils ont une porte de sortie, ils mettent en avant leurs intérêts égoïstes.

 

Pour résumer, Choguel, C.O Sissoko, Tall, Mariko, Bathily, Modibo Sidibé, et l’imam lui-même doivent montrer ce qu’ils ont fait pour le peuple, pour leur propre communauté dont ils sont l’émanation. La légitimité ne se présume pas.

 

Oumar Ouattara