Racine Thiam lors du 8ème numéro de «Rendez-vous avec Koulouba» «Le Président IBK a le salaire le plus bas de la sous-région»

Deux jours après le 3ème anniversaire de l’élection d’IBK à la présidence de la République, son Conseiller à la communication, Racine Thiam, était face aux journalistes lors du désormais traditionnel rendez-vous mensuel avec Koulouba. Au cours de cette rencontre, il a battu en brèche l’information selon laquelle le Président de la République est payé 150 millions de FCFA.
D’emblée, le Directeur de la communication et des relations publiques de la Présidence de la République a été sans équivoque: «c’est faux! Ceux qui disent que le Président de la République est payé 150 millions de FCFA par mois ne disent pas vrai. Il est rémunéré sur la base sur la base d’une loi qui fixe le salaire et les indemnités du Président de la République. Cette loi date de la Transition de 1991.
Ceux qui disent ces contrevérités savent que ce n’est pas vrai. Le Président de la République a un fonds de souveraineté qui est le plus bas de la sous-région. Ceux qui disent qu’il est payé 150 millions de F CFA et qu’il est mieux payé que le Président Obama font de la désinformation. Il y a une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux dans ce sens depuis 2 à 3 jours».
Selon Racine Thiam, ceux qui sont à la base de cette mauvaise information sont des gens qui ont pratiqué l’Etat et qui savent que ce n’est pas la réalité. «Tout cela, c’est pour révolter les populations contre le Président de la République et dire qu’il gagne trop d’argent», a-t-il déclaré.
La rencontre a également été mise à profit par le Conseiller en communication du Président de la République pour défendre ses trois ans de règne. Tout d’abord, il a indiqué que c’est une évaluation à mi-parcours et non un bilan après 3 ans de mandat. A en croire Racine Thiam, beaucoup a été fait dans notre pays de 2013 à maintenant.
Ainsi, il a regretté que depuis 3 ans l’actualité de notre pays soit dominée par la situation du nord de notre pays, l’insécurité et les actes terroristes. Toutes choses, a-t-il dit, qui cachent trop les efforts fournis par le régime. Selon lui, l’un des acquis importants des 3 ans de règne d’IBK, c’est la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui a permis une avancée notable dans le processus de stabilisation du Mali. Pour preuve, a-t-il relevé, ceux qui revendiquaient la séparation ou la fédération prennent aujourd’hui l’Etat du Mali comme arbitre.
La gestion de la crise du nord a donné l’impression que rien n’a été fait de 2013 à maintenant. Ce que désapprouve Racine Thiam, car, malgré la crise, son patron a déployé des efforts exceptionnel pour le bonheur des Maliens. Dans le domaine de l’agriculture, il a rappelé la subvention du prix du sac de 50 kg de l’engrais.
Des efforts fournis dans ce sens ont réduit le prix de l’engrais, désormais payé 11.000 FCFA au lieu de 12.500 FCFA, soit un manque à gagner de 38 milliards de FCFA pour l’Etat. Il a également rappelé l’allocation de 15% du budget national à l’Agriculture, dépassant ainsi les engagements pris par les Chefs d’Etats dans le cadre de la Déclaration de Maputo, à savoir consacrer 10% du budget national à l’Agriculture. Ce qui a fait que le Président IBK a été félicité pour ces efforts à Rome par la FAO.
Il y a également la subvention de 1000 tracteurs en vue d’améliorer le taux d’équipement sur l’ensemble du pays. 887 tracteurs sur 1000 avaient été enlevés par les producteurs à la date du 08 août 2016. Le conférencier a aussi noté un effort exceptionnel sur le maintien de la subvention des intrants et équipements agricoles au titre de la campagne agricole 2016 – 2017, pour un montant de 54.100.000.000 FCFA pour la production végétale.
Dans le domaine de l’équipement, des transports et du désenclavement, l’année 2016 a vu le démarrage effectif des travaux de certaines infrastructures
promises. Parmi lesquelles, on peut citer la route Zantièbougou – Kolondièba – Frontière de Côte d’Ivoire, l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako – Koulikoro sur 45 km et la construction du pont de Kayo à Koulikoro et de ses voies d’accès, la construction du pont de Kouoro barrage sur la RN 11, entre Sikasso et
Koulikoro.
L’année 2016 sera également celle du lancement de travaux importants, comme ceux «de la construction du 2ème pont de Kayes, de la construction du pont sur le fleuve Baoulé à Dioila, de la construction et du bitumage de la route Kwala – Goumbou – Nara, de la construction et du bitumage de la route Macina – Diafarabé – Teninkou».
L’année 2017 devrait être celle du lancement de grands travaux. Il s’agit notamment de la route Kayes – Sadiala – Kenièba, longue de 250 km, de la construction et du bitumage de la route Bafoulabé – Kita de 210 km, de la construction et du bitumage de la route Kayes – Aourou – Frontière Mauritanie, 163 km, de la construction de la section Yanfolila – Kalana – Frontière Guinée de 52 km et de l’aménagement de la voie de Kouloubléni, longue de 5 km, dans la commune rurale Kalaban Coro.
S’y ajouteront les travaux de réhabilitation de la section de la Tour de l’Afrique Yirimadjo à la RN 6, l’aménagement de la voie reliant le 3ème pont de Bamako à la RN 6, avec la construction d’un échangeur au carrefour de la RN6 et de la construction du 4ème pont de Bamako et de ses voies de raccordement. C’est dire donc que l’avenir s’annonce radieux au Mali sous la gouverne du Président IBK.
En matière d’accès à l’eau et à l’électricité, Racine Thiam a annoncé un investissement de près de 400 milliards de FCFA. Il a particulièrement cité la 2ème phase de Kabala, d’un montant de 105 milliards, pour permettre l’accès à l’eau potable à plus de 1 200 000 personnes dans le District de Bamako.
Il a également rappelé la signature de conventions pour la réalisation d’ouvrages énergétiques. Il s’agit notamment des projets de la centrale hydroélectrique de Kénié de 42 MW et d’un productible de 188 GWh dont la convention a été signée le 18 juin 2015, pour un montant de 96,6 milliards F CFA, de la centrale solaire de 33 MW à Ségou Pélengana, dont la convention a été signée le 9 juillet 2015 pour un montant de 33,2milliards FCFA et un productible de 57 GWh et de la centrale solaire de 50 MW de Kita avec 76,2 GWh de productible dont la convention a été signée le 21 octobre 2015 pour un montant de 49,58 milliards FCFA.
Toutes ces centrales sont destinées à être raccordées au système électrique interconnecté du Mali. Elles devraient contribuer à la baisse des coûts de production d’électricité. En plus de ces centrales dont les conventions ont été signées il faut signaler la réalisation de centrales hybrides (thermique – solaire) de Nara et de Diéma, pour un coût global de 7,4 milliards de FCFA.
Youssouf Diallo