POLITIQUE Oumar Mariko à la recherche d’une virginité

En démocratie, certains qui abusent de la liberté d’expression pour blablater. Oumar Mariko est de ces gens-là. Connu pour son discours haineux et son incapacité à soigner son image auprès des Maliens, l’honorable élu à Kolondiéba s’est trouvé de nouveaux adversaires politiques : la presse malienne et les partis de l’opposition auxquels il n’a jamais pardonné l’échec du coup d’Etat du 22 mars 2012. Pour lui, refuser de soutenir le pouvoir, c’est “se mettre au service des ennemis de notre pays”. Dénoncer l’attitude du gouvernement sur la situation particulière de Kidal, c’est “être au service du MNLA”.

La classe politique de l’opposition et les journalistes maliens encaissent leur dose ces derniers temps lors des conférences de presse et meeting. Une comédie qu’Oumar Mariko et ses militants appellent “l’opposition soutient le MNLA”. La démocratie permet à Oumar Mariko de ne pas partager la ligne politique d’un parti ou éditoriale d’un journal. Mais de là à régler ses comptes aux gens parce qu’ils ne soutiennent pas IBK et son clan dans leur médiocrité habituelle, le pas a été vite franchi par le député de la Sadi.

Ce qu’Oumar Mariko doit savoir c’est qu’il peut continuer sa campagne de dénigrement des partis de l’opposition et la presse malienne, mais l’opposition et la presse ne vont pas se laisser divertir. Son cheval de bataille à l’heure devait être l’innovation de sa ligne politique face aux réalités au lieu d’user ses moyens possibles pour se mettre à l’abri d’un pouvoir qui est incapable de tenir une seule promesse électorale.

Avec un train de vie extravagant (malgré “les caisses vides” selon lui-même), l’amateurisme dans la gouvernance, son incapacité à faire revenir Kidal dans le giron malien, ses choix népotistes en faveur de son cercle familial. Mariko est en train d’assassiner les 77,7 % de Maliens qui aspirent le changement.

Bref, le secrétaire général du parti Sadi se réjouir dans son combat de subjectivité, mais la communication politique de l’honorable a du mal à passer malgré les bons services de ses dix radios.

Bréhima Sogoba

Source: L’ Indicateur Du Renouveau  2014-06-10 13:34:53