MARCHE DE L’OPPOSITION Les propositions de sortie de crise

Pour se faire entendre sur certaines questions brulantes de la nation, les partis politiques de l’opposition ont battu les pavés samedi dernier. Parmi les problèmes soulevés lors de la marche, on note la demande de non promulgation de la loi controversée sur le parrainage des candidats aux élections présidentielles, le retour de l’ancien président ATT au pays, la vie chère. A la fin de cette marche les opposants ont fait onze propositions pour une sortie de crise définitive du pays.
Mécontents de la tournure des choses au Mali, les opposants ont fait savoir leur colère au cours de cette marche. Par la voix du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, l’opposition se plaint du mépris des autorités, la diffamation publique, et l’inertie face à leurs demandes.
Dans une déclaration, l’opposition n’est pas satisfaite du bilan du président : « Notre Mali est en terribles souffrances sociales, en persistantes déviances affairistes, en misères économiques grandissantes et en méfiances inquiétantes de la communauté internationale et des investisseurs. Plus de 36 mois d’immobilisme, voire de recul, ont anéanti l’espoir, le bonheur et l’honneur tant promis… »
Pour sortir de cette situation désastreuse, l’opposition a fait onze propositions de sortie de crise: la tenue des Concertations Nationales pour la Refondation de l’État, le retour du Président ATT pour une vraie réconciliation nationale, la non promulgation et la relecture de la nouvelle loi électorale, la fin à la censure systématique de l’ORTM à l’encontre de tout ce qui ne vient pas du régime et la fin à la dilapidation des ressources publiques.
Ils ont également proposé de créer prioritairement des emplois pour les jeunes, une meilleure dotation des FAMAS pour la défense de l’intégrité du territoire et la sécurisation des personnes et de leurs biens, une gestion transparente des ressources allouées aux FAMA, un allègement de la souffrance quotidienne des ménages, la fin de la gestion patrimoniale de l’État, une meilleure présence de l’État et de ses démembrements (Éducation, Santé, Administration…) sur toute l’étendue du territoire national et le retour au dialogue pour contenir un malaise social grandissant.
En attendant une possible réponse de la part de la majorité, les opposants ont les yeux braqués sur Koulouba.
Y. DOUMBIA